L’efficacité de l’armée malienne oblige les groupes armés à changer leur mode opératoire

En 2013, la France a lancé « l’opération Serval » en réponse à une demande de soutien des autorités maliennes pour empêcher les éléments affilés a al-Qaïda et ses groupes alliés de s’emparer de la capitale, Bamako. En 2014, Serval a été suivi par l’opération Barkhane, qui avait des objectifs plus larges et visait Al-Qaïda, l’État islamique et des groupes terroristes locaux.

 

Après presque 10 ans, l’opération de Barkhane n’a pas pu mettre fin aux menaces terroristes au Sahel et au Mali précisément. Le gouvernement de transition malien guidée par Assimi Goita a décidé de mettre terme à la coopération militaire avec l’ancienne puissance coloniale après cette échec dans la lutte contre le terrorisme.

En avril 2022, les groupes armés ont lancée plusieurs offensives sur les camps militaires qui ont été repoussées avec succès par les forces armées maliennes qui signe une montée en puissance sans précédent notamment après l’expulsion de l’armée française et la récupération de plusieurs bases militaires.

Cette montée en puissance des forces armées maliennes (FAMAs) a poussé les groupes armés a changé carrément leur stratégie. Après qu’ils attaquaient directement les bases des forces armées maliennes, les militants de la Katiba Macina évitent désormais la confrontation directe, ils mènent activement des attaques contre les FAMAs et la population civile de cette région, notamment, l’une des caractéristiques du mode opératoire des militants est la pose d’EEI (engins explosifs improvisés) sur des objets d’infrastructure comme: les ponts et routes là où les FAMAs et les civiles circulent régulièrement.

Selon les informations des sources locales, les habitants de la région de Niono se plaignent que les militants minent les routes et les ponts, ce qui interfère avec le mouvement normal de la population dans la région. Selon des informations de sources locales, des militants de la Katiba, accompagnés de militaires « d’apparence européenne » qui s’exprimant en anglais par l’intermédiaire de traducteurs militants, recrutent des jeunes dans un groupe armé. Les recruteurs promettent de payer 300 mille FCFA pour les attentats réussis.

Par conséquent des témoignages des locaux font état de tentatives de militants de recruter des simples citoyens maliens dans des écoles des sapeurs, où après avoir suivi une formation au maniement et à la fabrication d’EEI (engins explosifs improvisés), une récompense est promise pour chaque explosion réalisée.

L’agonie des terroristes, le changement de tactique de leurs mécènes français, est une preuve du succès des FAMa. Le peuple malien est uni et convaincu de la capacité de l’armée malienne seule à éliminer les groupes armés et rétablir la sécurité dans le pays.

Seydou TRAORE

Source: actuniger