Mali : nouvelle attaque meurtrière de l’État islamique dans une localité du nord au Grand Sahara

L’attaque a eu lieu dans une zone reculée et dangereuse. On déplore le décès de trente à quarante-cinq personnes. 

Selon les dernières informations l’attaque qui a eu lieu à Télataye, une localité du nord du Mali, auraient fait des dizaines de civils. Télataye est une agglomération de hameaux située dans une vaste zone désertique qui se situe à l’intersection de zones maîtrisées par différents groupes armés.

Aussi cette zone est le théâtre de nombreux affrontements entre groupes islamistes d’obédiences différentes. En l’occurrence, des djihadistes de l’EIGS sont le 6 septembre et se sont affrontés à des djihadistes rivaux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaida), et d’autres groupes armés, dont le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA).

Les djihadistes de l’EIGS sont parvenus à prendre la localité de Télataye, et après de longs affrontements.

Des sources humanitaires font état de dizaines de civils tués. « Ce qui nous inquiète vraiment c’est la situation humanitaire, les populations sont abandonnées à elles-mêmes », déclare un élu local.  « La situation sur place est très difficile selon les témoins », précise un humanitaire travaillant dans la région ».

L’État malien est très peu présent dans cette zone reculée et désertique et les populations sont prises entre le influences et présences des différents groupes djihadistes. Cela oblige les civils soit à s’allier aux terroristes, sous peine de représailles, de privation de moyens de subsistance ; cela sous peine de représailles.

Cette région de Gao et de Ménaka est très vaste et est le lieu depuis des mois de combats mettant aux prises des djihadistes entre eux ou les djihadistes avec d’autres groupes armés notamment touareg. L’EIGS est une scission avec d’autres groupes djihadistes, née en 2015. Ce groupe, est constitué de membres de communautés nomades très largement marginalisées par les États

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