Programme de travail annuel 2022 de l’ANPE : Un bilan satisfaisant, malgré les difficultés

Dans le cadre de sa mission d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi de ses programmes de communication et d’information, l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), était face à la presse, le 23 novembre 2022, dans la salle de conférence de ladite structure. Objectif : faire le point de l’état d’exécution de son Programme de travail annuel (PTA) 2022 pour le premier semestre 2022 ainsi que des différentes réalisations en termes de création et de promotion d’emploi. Sous le regard vigilant du président du Conseil d’administration, Issa Bengaly, ledit point presse était animé par le Directeur général de l’Agence, Ibrahim Ag Nock.

Parlant de l’état d’exécution du Programme de travail annuel (PTA) 2022, le Directeur général de l’ANPE a mis l’accent sur les 102 activités réparties entre les cinq (5) objectifs stratégiques immédiats de son Plan stratégique de développement (PSD-2020-2025. “De janvier à septembre 2022, l’Agence a travaillé sur plusieurs programmes. Si nous prenons l’intermédiation, sur les 14 activités prévues, 10 sont exécutées ou en cours d’exécution, soit un taux global d’exécution au 30 septembre 2022 de 71,4 %. Les résultats sont, entre autres, 3489 demandes d’emploi et 1123 offres d’emplois ont été enregistrées et 1564 placements effectués. 1425 attestations d’ouvertures d’établissements délivrées, 2356 régularisations effectuées et 801 travailleurs immatriculés”, a-t-il indiqué.

Concernant la promotion de l’auto-emploi, le patron de l’ANPE précisera que 17 activités de promotion d’auto-emploi sur 22 activités programmées sont exécutées ou en cours d’exécution Asma la date du 30 septembre 2022, soit un taux global d’exécution de 77,3 %. “La promotion de l’auto-emploi s’est traduite par la réalisation des activités dont, entre autres, l’appui à l’insertion et à l’installation des femmes rurales, des filles déscolarisées, des veuves et orphelins, des personnes en situation de handicap, des personnes déplacées, des victimes de guerre, des chômeurs de longue durée et des migrants de retour. 1937 emplois générés au titre de l’auto-emploi au 30 septembre 2022 sur une prévision de 3 000 attendue en 2022”, a-t-il expliqué. Il ressort de la même démonstration l’exécution, entre janvier et septembre 2022, de 13 activités sur une vingtaine programmée au titre du perfectionnement et de la reconversion, soit un taux de réalisation de 65 %. “Les offres de formation constituent l’ensemble des prestations de services exécutées par l’ANPE à travers le Centre de perfectionnement et reconversion (CPR) et ses démembrements en région et l’atelier-école de Kayes. La situation au 30 septembre 2022 est la suivante : sur une prévision de 2300 entrées en formation en 2022 dont 400 en formation diplomate, l’ANPE a réalisé 2696 entrées en formation, soit un taux de 117,22 %. 1030 formés en informatique dont 145 travailleurs et 885 demandeurs d’emploi. 25 sessions réalisées en TRE en faveur de 695 demandeurs d’emploi et 7 sessions réalisées en méthodologie GERME pour 155 porteurs de projet”, a-t-il détaillé. Le DG a enfin relevé qu’au titre de la coopération et de la migration professionnelle, 6 activités sur 7 programmées sont réalisées ou en cours de réalisation, soit un taux de réalisation global de 85,7 %.  Il en résulte un taux d’exécution global de 58 % déclinés comme suit : 59 activités réalisées ou en cours de réalisation sur 102.

Quant au domaine de l’intermédiation, on dénombre sur les 14 activités programmées une dizaine déjà exécutée ou en cours d’exécution, soit un taux de 71,2% au 20 septembre de cette année. Au cours de la même période, l’Agence a enregistré 3489 demandes d’emplois et 1123 offres d’emplois pour 1564 placements effectués. L’Anpe a par ailleurs délivré 1425 attestations d’ouvertures d’établissement et régularisé 2356 autres, en dépit des difficultés qui se résument, selon le DG Ag Nock à un problème de mobilisation de ressources pour faire face à la mission régalienne. S’y ajout l’insécurité, a-t-il déploré, qui empêché la structure d’atteindre certaines couches sociales souvent dans le besoin.

Amidou Keita

Source: Le Témoin