Grève a Chu du POINT G : le syndicat dénonce les intimidations du directeur

Depuis plus d’un an, le Syndicat du CHU du Point G ont entamé une lutte syndicale contre non seulement « illégalement et injuste » du syndicaliste M. Fousseini Coulibaly, mais aussi, dénonce les intimidations du directeur de l’hôpital et revendique ainsi de mettre les 146 personnes inscrits et qui ont cotisé pour avoir des parcelles dans leurs droits.

 

Le Syndicat du CHU du Point G revendique neuf points dont : Premièrement, la mutation « illégale et illégitime » de leur camarade secrétaire général, M. Fousseini Coulibaly, qui a été mis à la disposition du gouvernorat du district de Bamako. Le Syndicat dénonce que : ceci viole la loi 98012 de l’administration qui stipule qu’avant de muter quelqu’un, il faut lui notifier sa mutation mais sur des raisons valables. Alors que « Fousseini a été mis à la disposition du gouverneur sans qu’il soit informé » dénonce le syndicaliste, Dr Guida Landouré.
Deuxièmement, il s’agit d’un problème foncier. Le syndicat avance qu’ils ont demandé à plus de trois-cent (300) personnes dont cotisé pour mettre de l’argent de coté pour avoir des parcelles. « 348 personnes se sont inscrites et qui ont cotisés pendant six ans. Malheureusement jusqu’à présent 146 ne sont pas encore entrés dans leurs droits. Leurs droits d’avoir leur parcelle ; leurs droits aussi d’être remboursé », déplore-t-il.
Troisièmement, ça concerne l’état de l’hôpital. L’hôpital du point étant un hôpital de dernière référence qui était une référence dans la sous-région devient, « un hôpital qui est sale qui n’offre pas de soin de qualité parce que le plateau technique est défaillant », scandale Dr Landouré.
Aussi, il y a également d’autres problèmes. Selon le Prof. Landouré : « c’est surtout l’intimidation du directeur qui se mêle des questions syndicales qui donne de demande d’explications, des avertissements aux membres du syndicat pour avoir juste grevé ou pour avoir dénoncer les difficultés auxquelles ils font face dans l’hôpital. »
C’est pour autant des raisons que, considérant les intimidations par la direction du CHU du point G à travers la convocation au tribunal, mutations et demandes d’explications sélectives et non justifiées des responsables syndicaux malgré les mises en garde de l’UNTM.
En dépit des alertes lancées qui sont restées sans suite et de la suspension de leurs mouvements de grève à cause de la situation du pays afin de laisser place au dialogue jamais engagé par les autorités concernées. La coordination des syndicats du CHU du Point G décide d’observé une grève de 48heures allant du 8 au 9 août 2022 renouvelable les 14, 15 et 16 août 2022 puis les 20, 21, 22 et 23 août 2022 puis une alternance des jours ouvrables des semaines à venir à partir de la semaine 3 septembre 2022, si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Kossa Maïga 

Source : Canard Déchaine