GRÈVE DE L’UNTM : LE TOUT PUISSANT KATILE

Le chef des grévistes non moins secrétaire général de L’UNTM, le tout puissant Katilé placé par l’état du Mali de façon unilatérale seul maitre des lieux, menace d’aller en mouvement commun avec ceux qui le sollicitent. Il enfonce ainsi comme à l’accoutumé, le clou du flou. Sans préciser la nature du mouvement, il lance de façon soutenue une invitation aux mouvements politiques en détresse, cherchant les voies et moyens à déstabiliser, en mettant comme un coup de massue sur le Mali qui tente de lever la tête.

 

KATILE arrête les négociations avec l’État sur fond de supposition « cet arrêt qui fait suite à une déclaration du président de la Transition, a constitué pour lui selon son interprétation une menace ». La menace de Katilé à rentrer en dissidence ne fait l’ombre d’aucun doute alors, pour qui roule-t-il donc ?
Si la grève des syndicats est un droit constitutionnel, celle en cours déclenchée par Katilé et ses amis est purement et simplement politique. Ni le temps ni le contexte (insécurité, Covid-19 et ses impacts économiques et financiers néfastes, régime de transition) ne plaide en faveur de la tenue des mouvements de grève.

A croire que le tout puissant Katilé vient subitement de se rendre compte que :
Les salaires, les primes et les indemnités n’étaient pas harmonisés.
Le problème des travailleurs compressés qui date de dizaines d’années et a survécu aux différents régimes démocratiques, n’est pas réglé.

Sur RFI à la question du journaliste sur une vaste conférence sociale annoncée par les autorités de la transition pour le premier trimestre 2021 voici la réponse du secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé : « la discussion du travail c’est au niveau de 3 piliers : Les employeurs, l’État et les syndicats concernés. Donc on n’a pas besoin d’attendre une conférence sociale, d’ailleurs ça fait combien d’années on en parle, c’est pour encore faire des mois et peut-être des années donc nous ne pouvons plus attendre ».

Où était KATILE pendant que la grève des médecins faisait des morts dans nos hôpitaux ?
Quand les magistrats, les préfets, les DFM… étaient en grève, où était-il ?
Quand on a voulu changer la constitution pour l’adapter à l’accord issu du processus d’Alger, où était-il, le tout puissant Katilé ?
Ce n’est pas cette même UNTM avec à sa tête ce Katilé qui a fait prolonger l’âge de la retraite sous IBK, chose contestée à l’époque par le CNJ ?
Aujourd’hui la même centrale syndicale avec le même responsable à sa tête nous parle de « recrutement massif » des jeunes en instrumentalisant la question des jeunes.

On a vu l’UNTM accepter le moratoire sur les revendications sociales sous IBK, chose qui signifie que si IBK était resté, Katilé allait continuer à manger sans penser à nous, travailleurs.

À sa place pour me montrer honnête et digne, au lieu de faire souffrir les Maliens, je file déclarer mes biens à l’OCLEI, au moment où les rumeurs font état d’immeuble et beaucoup de biens matériels de provenance douteuse en sa possession.

Source :  Echos Medias