Jugée pour infanticide: Mariam Bah condamnée à cinq ans d’emprisonnement

La Cour a rendu son arrêt, hier lundi, dans l’affaire ministère public contre Mariam Bah, jugée pour  » infanticide « . A l’issue de l’audience, l’accusée a été condamnée à cinq ans d’emprisonnement ferme pour les faits à lui reprochés.

Il ressort de l’information qu’en 2019, Mariam Bah noua des relations amoureuses avec un gardien du nom de Bourama (sans autres précisions) alors qu’elle était employée comme aide-ménagère dans une résidence à Baco-Djicoroni-ACI. Ainsi, elle contracta une grossesse avant de quitter son emploi et rejoindre sa tante maternelle au quartier Yirimadio, en Commune VI du district de Bamako. Elle sera donc hébergée par cette dernière jusqu’à son accouchement en août 2019.

Après sa délivrance, sa logeuse lui annonce son intention de la ramener chez ses parents dans son village natal. Craignant la réaction négative de ses parents du village par rapport à l’avènement de l’enfant, d’autant plus que ceux-ci l’avaient déjà promise en mariage à un autre garçon, elle décide donc de se débarrasser de son enfant. Ainsi, tôt le matin du lundi 30 septembre 2019, elle s’absente en soutenant emmener le bébé à la vaccination postnatale au Centre de Santé Communautaire de Yirimadio. Chemin faisant, elle met en exécution son plan. Elle jette son nouveau-né de sexe masculin dans un caniveau collecteur, d’où il fut emporté par les eaux pluviales.

De retour à domicile, sa tante l’interpella sans succès au sujet de l’absence du bébé. Face à son silence, celle-ci a saisi le Commissariat de Police du 13ème Arrondissement de Bamako, qui ouvrît aussitôt une enquête, laquelle permettra de découvrir le corps sans vie de l’enfant, aperçu par les riverains dudit collecteur. Aux termes des investigations, la demoiselle Mariam Bah fut poursuivie et inculpée devant le magistrat instructeur pour  » infanticide « .

A la barre, l’accusée a réitéré les mêmes propos tant à l’enquête préliminaire qu’à l’information. Justifiant le crime que le père de l’enfant n’a pas voulu reconnaitre la paternité de la grossesse. Ainsi, l’avocat commis d’office, a plaidé coupable en demandant à la Cour des circonstances atténuantes. Quant au procureur, il a requis l’application de la loi suivant les faits à eux reprochés.

La Cour a condamnée l’accusée Mariam Bah à cinq ans de prison ferme.

Oumar BARRY

Source: L’Indépendant