Somalie: libération de marins thaïlandais détenus 5 ans par les pirates

Quatre marins thaïlandais détenus depuis près de cinq ans par les pirates somaliens ont été libérés, a-t-on appris auprès de responsables somaliens vendredi.

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“Nous avons récupéré les quatre Thaïlandais dans une région reculée” de la Somalie, a expliqué Omar Sheikh Ali, un responsable de la région centrale du Galmudug.

Les quatre hommes faisaient partie d’un équipage de 24 personnes faites prisonnières en avril 2010 quand des pirates avaient pris d’assaut leur navire battant pavillon taïwanais, le FV Prantalay 12.

Leur détention est la plus longue de l’histoire de la piraterie somalienne.

Selon Omar Sheikh Ali, les quatre hommes ont pu contacter leurs familles peu après leur libération mercredi.

“Ils ont appelé leurs familles par téléphone et ont pleuré, pleuré, pleuré”, a-t-il dit.

Des habitants de Galkayo, où est basée l’administration du Galmudug, ont affirmé qu’une rançon de 150.000 dollars avait été payée pour leur libération. L’information n’a pas pu être vérifiée de façon indépendante.

“Les pirates en avaient assez de nourrir et de prendre soin des otages, ils avaient emprunté une somme énorme”, a ajouté Mohamed Abdi, un homme d’affaires local, proche des négociations.

Après l’avoir capturé, les pirates avaient utilisé le FV Prantalay pour lancer des attaques contre d’autres bateaux. Mais le navire avait chaviré en juillet 2011. L’équipage avait alors été amené à terre.

Sur les 24 membres d’équipage d’origine, six sont morts de maladie pendant leur captivité.

14 autres, des Birmans, avaient été libérés en mai 2011 et rapatriés avec l’aide de l’ONU.

Aux larges des côtes somaliennes, la fréquence des attaques de pirates a chuté ces dernières années, à la faveur notamment des patrouilles anti-piraterie déployées par la communauté internationale.

En janvier 2011, les pirates somaliens détenaient encore 736 otages, contre 26 aujourd’hui.

Source: AFP

Le Soudan condamne l’intervention égyptienne en Libye

Le président Omar el-Béchir du Soudan a condamné l’Egypte pour avoir mené au début du mois, des frappes aériennes à l’intérieur de la Libye, après la décapitation de 21 chrétiens coptes égyptiens par des militants qui ont déclaré avoir fait allégeance à l’Etat islamique en Iraq et en Syrie.

président soudan nord Omar el-Béchir

Omar el-Béchir a déclaré dans un entretien publié jeudi par le journal français Le Monde que le gouvernement égyptien avait récemment décidé d’intervenir militairement en Libye, un choix jugé déplorable.

Le dirigeant soudanais a directement critiqué son homologue égyptien, Abdel Fatah al-Sisi pour cette décision, l’accusant d’envenimer la situation en Libye.

“Je pense que c’est une grave erreur de la part du président al-Sisi qui ne fait qu’aggraver la situation pour la Libye”, a déclaré el-Béchir.

Lors d’une réunion récente de la Ligue arabe, le chef de l’Etat soudanais s’était joint au Qatar, son principal allié au Moyen-Orient pour exprimer ses réserves au sujet des raids de l’aviation égyptienne en Libye.

Omar el-Béchir a fait savoir que son gouvernement travaillait avec des pays de la région avec lesquels il partage le même souci d’arriver à une solution pacifique au conflit, à travers des négociations entre les différentes parties libyennes.

Source : APA

Edito : A quoi sert le long séjour à l’hôtel ‘’El Aurassi’’ ?

Pour la cinquième fois, nos autorités négociatrices nous emmèneront d’Alger, un autre document. Il ne s’agit pas encore du bon. A savoir, celui de l’accord définitif, mais d’un ‘’mini-accord’’.

Les entretiens entre la médiation et les délégations ont repris.

Le document final proposé par la médiation à Alger comporte 67 articles et 3 annexes relatives à la période intérimaire, à la défense et à la sécurité, et aux actions et projets de développement du nord.

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Dans sa synthèse, la médiation a abordé toutes les questions faisant débat notamment sur l’appellation des régions du nord, le statut politique et les questions de sécurité.
La médiation en actant l’appellation « Azawad » pour le nord reconnaît aussi le droit des autres régions à porter les noms qu’elles souhaiteront retenir à l’avenir.

Dans le texte, pas de référence au fédéralisme mais à « une architecture institutionnelle » fondée sur la création de conseils régionaux élus au suffrage universel et la mise en place d’une haute assemblée. Cette décentralisation renforcée sera accompagnée d’un transfert de 30% des recettes budgétaires de l’état vers les régions d’ici deux ans.
Dans le domaine du cantonnement, le texte fixe un calendrier de deux mois pour la mise en place du processus de désarmement. Parallèlement, des patrouilles mixtes seront mises en place. L’armée malienne, « incluant un nombre significatif de personnes originaires du nord » devant également être redéployée dans le septentrion dans les mêmes délais.
Dans son annexe deux, la synthèse de la médiation prévoit un mécanisme intérimaire pour permettre l’adoption des textes législatifs nécessaires à l’accord. Parmi les premières mesures, la révision de la loi électorale pour permettre la mise en place des organes prévus par l’accord.

Après la remise du document de synthèse de la médiation aux différentes parties, les rencontres se sont poursuivies à Alger. Ce matin, le médiateur algérien a reçu successivement les parties pour écouter leurs réactions. C’est la Plate-forme des groupes armés qui a été reçue en premier. Si elle se dit « globalement satisfaite » du document, elle a toutefois émis des réserves qui doivent être prises en compte, selon elle, lors de la signature définitive du document.
Le porte-parole de la Plate-forme, Me Harouna Toureh au micro de notre envoyé spécial à Alger, Issa Fakaba Sissoko.
« Globalement, j’insiste là-dessus, cet accord nous paraît positif. C’est en ce sens que nous lui prêtons les vertus que nous attendons d’un accord. Nos observations sont pour le moment des observations parfois de pure forme, mais surtout une des observations majeures concerne le fait qu’un des maillons essentiels de la plate-forme n’a pas été nommément désigné dans l’accord. Je parle de GATIA. Je parle également du Mouvement Populaire pour le Salut du Nord, qu’on appelle le MPSA. Je parle également de nos frères qui nous ont rejoint. Je parle du colonel Hassan, de Ali ould Hamaha et d’autres frères. Nous avons souhaité que dans cet accord, conformément à l’accord de Ouaga, qu’il soit écrit, qu’il soit nommé tous les mouvements et toutes les parties prenantes existant au moment de la signature de l’acte ».

Le gouvernement malien, s’est félicité aujourd’hui du document de synthèse de la médiation. Son chef de délégation, estime qu’il prend en compte « les lignes rouges » fixées par Bamako.
Le ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop au micro de Issa Fakaba Sissoko.
« Ce qui est proposé ici est articulé autour de ce qu’on appelle la libre administration des collectivités dans le cadre d’un État unitaire. Et nous pensons que le projet d’accord qui nous a été soumis s’inscrit très clairement dans le cadre des lignes rouges qui ont été tracées par le Président de la République et qu’il ne sera en aucune manière possible pour nous de nous engager sur une voie d’une fédération ou une quelconque autonomie. Et que l’intégrité territoriale du Mali, le caractère unitaire de l’État, sa forme républicaine et laïque soit préservée en toutes circonstances. Toutes ces lignes sont clairement observées dans le document. Mais au delà de ça, il y a aussi une offre politique, une offre en matière de développement et de défense qui permet à tous les maliens et toutes les maliennes de se retrouver. En particulier les populations vivant dans les régions septentrionales pour pouvoir travailler ensemble pour la paix ».

La coordination de son côté, estime que la synthèse de la médiation est globalement acceptable. Mais qu’il faut d’avantage expliqué certaines parties du document. Selon l’un de ses responsables, ” la coordination est prête à faire des compromis”.

Par Studio Tamani

Source: Studio Tamani

Paris: impressionnant incendie place de la République

Le café monde et médias de la place de la République, à Paris, a été ravagé par les flammes, ce vendredi en fin d’après-midi. Il s’agirait d’un sinistre de cause accidentelle.
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Les flammes et le nuage de fumée sont impressionnants. Le café monde et médias de la place de la République (Paris, limite entre les 10e et 11e arrondissements) a été ravagé par les flammes, ce vendredi en fin d’après-midi. Aucune victime ne serait à déplorer.

Il est aux alentours de 17h lorsque le feu se déclare dans les cuisines de l’établissement, selon le témoignage d’un employé recueilli par 20 Minutes.Tout est allé très vite“, a expliqué Marouane, chef de rang du café monde et médias.

Au total, une dizaine de clients et presque autant d’employés sont dans l’établissement qui est rapidement envahi par la fumée. “J’allais finir mon service quand Marouane m’a dit de sortir en laissant nos affaires dans le café“, a expliqué une serveuse. Tous ont du quitter les lieux dans la précipitation, face à un feu qui a pris de l’ampleur en quelques instants seulement.

Rapidement alertés, les pompiers ont déployé une vingtaine d’hommes et quatre engins anti-incendie pour maîtriser les flammes. Si les sapeurs de la brigade des pompiers de Paris ont réussi à circonscrire les flammes, le feu n’était toujours pas totalement éteint, en début de soirée. Une partie de la circulation autour de la place a également dû être fermée.

L’incendie serait d’origine accidentelle. L’adjointe au maire de Paris Alexandra Cordebard, présente sur place, a ainsi rapidement déclaré que c’est “a priori” un sinistre d’origine accidentelle.

Le café monde et médias a ouvert ses portes récemment, à l’été 2013, suite à la rénovation et au réaménagement de la place de la République.

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

Palestiniens et soldats israéliens s’affrontent à Hébron

Palestiniens et soldats israéliens se sont affrontés vendredi à coups de pierre et de grenades assourdissantes à Hébron en Cisjordanie lors d’une manifestation contre l’occupation israélienne et la fermeture d’une partie du centre réservé aux colons, ont constaté les journalistes de l’AFP.

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Plusieurs centaines de Palestiniens ont défilé après la prière musulmane du vendredi, comme chaque année à cette époque, en réclamant la réouverture de la rue Al-Shouhada (martyrs en arabe), qui était autrefois une des rues commerçantes les plus actives de la région mais a été fermée par les Israéliens.

La manifestation a rapidement dégénéré en heurts entre une partie des manifestants, lançant des pierres et de puissants pétards, et les soldats israéliens qui ont riposté par des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.

Hébron, plus grande ville de Cisjordanie, est une poudrière où environ 700 colons juifs vivent au beau milieu de plus de 200.000 Palestiniens, sous la protection des forces de sécurité israéliennes. Une partie du centre historique en particulier, le long de la rue Al-Shouhada, a été transformée en camp retranché protégé par des miradors et du fil barbelé.

La manifestation annuelle de vendredi marquait l’anniversaire du massacre commis le 25 février 1994 au fusil d’assaut par l’extrémiste israélo-américain Baruch Goldstein qui a tué 29 fidèles musulmans en prière dans le tombeau des Patriarches (la mosquée d’Ibrahim pour les musulmans), sacré à la fois pour les juifs et les musulmans. Baruch Goldstein avait ensuite été battu à mort.

La rue Al-Shouhada, menant au tombeau des Patriarches, a été fermée par les Israéliens après ce massacre et est depuis une rue fantôme. Par contagion, des rues entières d’échoppes palestiniennes ont tiré le rideau. 520 magasins ont ainsi fermé, selon les organisateurs de la manifestation.

Les manifestants ont aussi exprimé leur opposition à une éventuelle visite du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Hébron avant les législatives du 17 mars. La possibilité d’une telle visite a été évoquée dans la presse israélienne mais n’a jamais été confirmée. Les colons sont un électorat courtisé par la droite israélienne.

Source: nordeclair.com

Les Kurdes s’emparent d’un fief de l’État islamique en Syrie

Les combattants kurdes ont infligé vendredi une sévère défaite aux djihadistes du groupe État islamique en s’emparant d’une de leurs places fortes dans la province de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, selon une ONG.

Maaz al Kassasbeh soldat pilote jordanien otage djihadiste etat islamique terroriste

Les Kurdes occupent désormais une bande de territoire reliant Tall Hamis à la frontière avec l’Irak, pays où l’État islamique est bien implanté, ce qui gène les jihadistes dans leurs mouvements dans ce secteur.

Cette victoire à Tall Hamis, aux mains de l’EI depuis plus d’un an, intervient après sept jours de combats avec le groupe djihadiste durant lesquels les YPG se sont emparés d’une centaine de villages et hameaux de la région.

Etats-Unis : un homme armé tue au moins sept personnes dans le Missouri

Oeuvre d’un déséquilibré, vengeance ou acte terroriste ? Au moins sept personnes ont été tuées et une blessée dans des fusillades survenues à Tyrone dans le Missouri (Etats-Unis) ce vendredi dans des circonstances qui restent à éclaircir. Un homme armé aurait fait feu dans plusieurs habitations, dans un quartier vraisemblablement isolé, tuant leurs occupants.

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Selon le shérif du comté, James Sigman, cité par le journal local Houston Herald, « il y a au moins quatre scènes de crime différentes qui sont pour l’heure confirmées, alors qu’une cinquième et une sixième, situées à l’extérieur du comté pourraient s’ajouter». Un important dispositif policier a été déployé dans le secteur et les habitants ont pour consigne de ne pas ouvrir la porte de leur maison jusqu’à nouvel ordre.

Selon plusieurs médias américains, le tireur présumé, âgé d’une trentaine d’années, aurait été retrouvé mort à bord d’un véhicule. Une information qui n’a pas été confirmée officiellement. On ignore par ailleurs quelles ont pu être les motivations du tireur, ni s’il a agi seul.

Source: leparisien.fr

Photos : Neymar Jr pourrait recevoir un prix… à Cannes !

Alors qu’il brille sous les couleurs du FC Barcelone et de la Seleçao, le footballeur Neymar Jr. pourrait remporter un prix au MIP TV de Cannes. Explications.
sandro rosell president club barça neymar joueur footballeur bresilien presentationIl est l’un des joueurs les plus talentueux au monde. Un des sportifs les plus bankable de la planète grâce à ses contrats de sponsoring mirobolants, mais aussi un sex-symbol que les marques s’arrachent à prix d’or. Seulement,Neymar Jr. est également en passe de devenir un homme récompensé au prestigieux MIP TV de Cannes.

En effet, en amont de la Coupe du monde qui s’est déroulée durant l’été 2014 au Brésil, Neymar Jr. a accepté de participer à une mini-série intitulée Neymar Jr : life outside the fields(Neymar Jr : la vie en dehors des terrains). Cette mini-série est un documentaire en 6 épisodes d’environ 5 minutes. Diffusée sur la chaîne YouTube du brésilien quelques semaines avant la Coupe du monde, elle a permis aux fans de Neymar de le suivre dans sa vie quotidienne. On le voit ainsi en train de jouer aux jeux vidéos, visiter Barcelone en famille, faire du karting ou encore poser durant une séance photo.

Vu par des centaines de milliers d’internautes, le web-documentaire a été sélectionné au MIP TV de Cannes dans la catégorie non-fiction et concourt pour décrocher un Digital Emmy Awards. La réponse tombera le 13 avril prochain.

Source: public.fr

Brésil: Il filme sa propre mort lors d’une bavure policière présumée

Un adolescent de 15 ans tué par balles vendredi dernier par la police dans une favela de la banlieue de Rio avait filmé les derniers moments de sa propre vie: touché, il tombe à terre mais son portable a continué à filmer.

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La police militaire (PM), chargée du maintien de l’ordre au Brésil, effectuait ce jour-là une opération dans la favela Palmeirinha. Selon la première version des faits, la victime, Alan de Souza Lima, et ses amis étaient entrés en conflit avec les policiers.

«On s’amusait monsieur»

Toutefois, Chauan Jambre Cezário, l’un des jeunes touchés par balle à la poitrine, mais qui a survécu, a nié la version de la PM et fourni les images vidéo. Selon le site G1 de Globo, on y voit les trois jeunes en train de s’amuser et de se poursuivre. Puis on entend des coups de feu et on voit Alan à terre en train d’agoniser.

L’enregistrement permet d’entendre des cris de terreur des blessés et les voix de deux hommes qui seraient des policiers. L’un d’eux demande aux jeunes pourquoi ils couraient: «on s’amusait monsieur», répond l’un des jeunes. Les policiers auraient, selon des témoins, tenté de se justifier en affirmant que les jeunes sont entrés au milieu d’échanges de tirs entre la PM et des trafiquants de drogue.

Manifestation violente

Dans un communiqué envoyé jeudi, la police militaire (PM) a indiqué «qu’après avoir analysé les images de la vidéo, le commandant de la PM, le colonel Alberto Pinheiro Neto, a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête. Neuf policiers ont été suspendus».

L’affaire a entrainé samedi une manifestation violente sur une avenue importante de la région: un bus et un camion ont été incendiés. Au cours des derniers mois, Rio a connu une recrudescence d’attaques dans les favelas, même celles où ont été installées des unités de police pacificatrice. En janvier, 25 personnes ont été touchées par des balles perdues dans la ville et trois en sont mortes.

Source: 20minutes.fr

«Jihadi John» était pisté par le MI5

TerrorismeLe bourreau de Daech qui a exécuté plusieurs otages occidentaux en Syrie était connu des services secrets britanniques.

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«Jihadi John», le bourreau du groupe Etat islamique (Daech) identifié jeudi par la presse anglophone comme étant Mohammed Emwazi, était connu des services de renseignements britanniques depuis 2009. Ce Londonien de 26 ans d’origine koweïtienne et issu d’une famille aisée avait obtenu un diplôme d’informaticien à l’Université de Westminster. Il aurait rejoint la Syrie en 2013.

Depuis sa première apparition en août dernier – encagoulé et vêtu de noir – dans une vidéo mettant en scène la décapitation du journaliste américain James Foley, l’homme en question est l’un des djihadistes les plus recherchés au monde. Celui qui incarne la cruauté et la barbarie de Daech est ensuite apparu sur les images de l’exécution d’un second journaliste américain, Steven Sotloff, du travailleur humanitaire britannique David Haines, du chauffeur de taxi de Manchester Alan Henning et de l’Américain Abdul-Rahman Kassig. Le mois dernier, il était aussi présent au moment de la mise à mort des otages japonais Haruna Yukawa puis Kenji Goto.

Selon le Telegraph, les services de police et le MI5 (les renseignements intérieurs britanniques) auraient été une douzaine de fois en contact avec l’homme identifié comme Mohammed Emwazi avant son départ pour la Syrie. La BBCajoute qu’il aurait été repéré par les services de renseignements occidentaux après sa radicalisation, consécutive à un déplacement en Tanzanie en août 2009. Il était alors soupçonné d’être entré en contact avec le groupe somalien des shebab.

Selon CAGE, une organisation de défense des droits des musulmans, le MI5 aurait ensuite cherché à plusieurs reprises à le recruter. En vain. Il aurait été «harcelé au point de perdre deux fiancées, son emploi et une nouvelle vie au Koweït», précise l’ONG à qui Emwazi avait écrit pour se plaindre de ces pressions. Il se serait radicalisé en réaction aux traitements que lui ont infligés les autorités britanniques, affirme cette association dirigée par un ancien détenu de Guantánamo.

C’est sous une fausse identité qu’il a réussi à quitter le Royaume-Uni, afin de se rendre en Syrie via la Turquie.

Source: TDG

Bamako accueille favorablement un projet d’accord algérien, réserves de la rébellion

Bamako – La médiation algérienne aux pourparlers de paix sur le Mali a présenté aux parties un nouveau projet d’accord, accueilli favorablement par le camp gouvernemental, mais avec réserves par la rébellion du nord du pays, a appris vendredi l’AFP auprès des intéressés.

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Dans un souci d’équilibre entre les exigences contradictoires de souveraineté et d’autonomie, ce texte de 30 pages, comprenant trois annexes, dont l’AFP a obtenu copie, appelle à reconstruire l’unité nationale du pays sur des bases novatrices, qui respectent son intégrité territoriale, tiennent compte de sa diversité ethnique et culturelle.

Il mentionne l’Azawad, par laquelle les groupes rebelles à dominante touareg désignent cette région, comme une réalité socio-culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du nord Mali.

Daté du 25 février au soir, le texte a été remis aux délégations jeudi, a indiqué le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop dans une déclaration à la presse à Alger.

Nous nous sommes félicités de la qualité de ce projet d’accord qui, de notre point de vue, est un document équilibré, a-t-il dit, souhaitant qu’un compromis se fasse rapidement autour de ce document.

Le ministre s’est réjoui qu’il ne soit pas question dans le projet de s’engager dans une fédération ou une autonomie quelconque et que l’intégrité territoriale du Mali, le caractère laïc et républicain de l’Etat, soient préservés en toutes circonstances.

Un représentant de la Coordination des mouvements de l’Azawad, qui regroupe les rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et du Mouvement arabe de l’Azawad-dissident (MAA-dissident), a en revanche indiqué que celle-ci ne s’était pas encore prononcée.

On est en train d’écouter les commentaires de la médiation. Dans la journée de demain (samedi) on va leur renvoyer le document avec quelques suggestions, a indiqué à l’AFP Mohamed Ousmane Mouhamedoun, expliquant qu’il s’agissait de rendre le document beaucoup plus comestible, acceptable par nous qui portons les revendications.

Notre souci est d’aller vers un accord. Depuis huit mois, nous avons fait le choix d’aller vers un accord, a-t-il assuré.

‘Développement du Nord’

Un porte-parole des mouvements armés pro-gouvernementaux, Harouna Toureh, a salué un document équilibré, affirmant qu’il serait paraphé à Alger et signé à Bamako dans les prochains jours.

Les populations vont pouvoir se prendre en charge, assumer ensemble leur destin sans contrainte. Les questions de sécurité qui sont importantes pour la survie de notre pays sont au centre de cet accord, a-t-il dit à l’AFP.

Le projet prévoit l’instauration d’une période intérimaire de 18 à 24 mois dès la signature d’un accord de paix.

Pendant cette période, une Conférence nationale devra conduire un débat approfondi entre les composantes de la nation malienne sur les causes profondes du conflit, afin d’aboutir à une Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale.

Le texte propose la création d’Assemblées régionales élues au suffrage universel direct, dotées de pouvoirs importants, dirigées par un président élu lui aussi directement, ainsi qu’une plus grande représentation des populations du nord au sein des institutions nationales.

Le projet dispose qu’à partir de 2018 le gouvernement mette en place un mécanisme de transfert de 30 % des recettes budgétaires de l’Etat aux collectivités territoriales (…) avec une attention particulière pour les régions du Nord.

Il porte création d’une Zone de développement du Nord dotée d’une stratégie visant à le hisser au même niveau que le reste du pays en termes d’indicateurs de développement dans un délai de 10 à 15 ans.

Cette stratégie serait financée notamment par la communauté internationale, appelée à contribuer promptement et généreusement à une Conférence d’appel de fonds.

Sur le plan de la sécurité, le projet prévoit le déploiement progressif d’une armée restructurée, notamment par l’intégration de combattants des mouvements armés, avec des patrouilles mixtes au plus tard deux mois après la signature de l’accord, et la création d’une police territoriale.

(©AFP / 27 février 2015 19h40)

Source: Romandie

Syrie : l’Occident face au problème Assad

Reprendre contact avec Bachar al-Assad pour contrer l’Etat islamique ? Cette question fait débat dans les pays occidentaux alors que le conflit en Syrie va entrer en mars dans sa cinquième année, sur fond de menaces jihadistes et d’échec des tentatives de résolution.

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Pour la première fois depuis le début du conflit le 15 mars 2011 – 220.000 morts et plus de trois millions de réfugiés -, le médiateur de l’ONU a affirmé qu’il fallait inclure le président syrien dans le processus de paix.

“Assad fait partie de la solution” et “je continuerai à avoir des discussions importantes avec lui”, a déclaré mi-février Staffan de Mistura.

Cette déclaration a provoqué la colère de l’opposition syrienne, qui refuse de penser que la mise à l’écart du président syrien profiterait au groupe Etat islamique.

Mais les propos du médiateur de l’ONU ont ouvert une brèche chez les Occidentaux, dont la stratégie se limitant à appeler au départ d’Assad est restée vaine depuis quatre ans.

Cette semaine, trois parlementaires français ont rencontré Bachar al-Assad à Damas, malgré la rupture des relations diplomatiques depuis 2012 entre plusieurs pays européens – dont la France – et la Syrie.

Même s’il a “du sang sur les mains”, le président “est une partie qui va intervenir dans le règlement politique de la guerre civile”, a plaidé l’un d’eux, Jacques Myard (droite, opposition). Bachar al-Assad ne veut “plus rester isolé face à la menace terroriste”, a ajouté un autre parlementaire du voyage, le sénateur centriste François Zocchetto.

Ce voyage a été dénoncé par le président socialiste François Hollande et tourné en dérision par le chef de l’opposition et ex-président Nicolas Sarkozy.

La France officielle préfère participer à la coalition internationale, dirigée par les États-Unis, qui mène depuis août des attaques aériennes régulières et ciblées contre l’EI en Irak et en Syrie. Mais ses résultats restent aujourd’hui mitigés.

Officiellement, pas de changement de ligne donc, à Washington, Paris, Londres ou Berlin. “Comme nous ne cessons de le dire, Bachar el-Assad a perdu toute légitimité depuis longtemps et ne sera jamais un partenaire dans la lutte contre le terrorisme”, a martelé jeudi le département d’Etat.

Le président syrien “ne peut pas être l’avenir de la Syrie”, réaffirment aussi dans une tribune diffusée vendredi dans les quotidiens français Le Monde et arabophone al-Hayat les chefs de la diplomatie française et britannique.

- Contre “l’auto-réhabilitation” d’Assad-

“Bachar représente à la fois l’injustice, le désordre et la terreur. Et nous, France et Royaume-Uni, nous disons non aux trois”, écrivent Laurent Fabius et Philip Hammond, pour qui le président syrien a lancé une “démarche d’auto-réhabilitation” afin de “profiter de l’effroi suscité par les extrémistes pour se présenter en rempart contre le chaos”.

Pour certains experts, des signes d’infléchissement sont cependant perceptibles en Occident. “Si l’on lit entre les lignes, on note que l’affirmation +Assad doit partir+ a été diluée dans +peut-être qu’il ne doit pas partir immédiatement+”, relève ainsi Shashank Joshi, chercheur du groupe de réflexion britannique Royal United Services Institute.

En Grande-Bretagne, l’ex-ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind et l’ex-chef de l’armée Richard Dannatt ont réclamé une autre politique.

Dans ces pays occidentaux, le lobbying pour un changement de politique peut aussi venir des services secrets pour qui une lutte contre l’islam radical ne peut passer que par une collaboration étroite avec leurs homologues syriens et irakiens.

D’autres pays européens comme l’Autriche, les Pays-Bas, la Roumanie, maintiennent des liens a minima avec Damas.

L’Eglise catholique, pour qui l’EI est aussi l’adversaire absolu, a ajouté cette semaine sa voix aux demandes d’une autre politique, choquée par l’enlèvement en Syrie par l’EI de quelque 220 chrétiens assyriens. Evêques et fidèles syriens, protégés par Damas, ont toujours été traditionnellement pro-régime syrien.

Il est “urgent que le sort” des chrétiens d’Orient “martyrisés en raison de leur foi soit enfin pris en compte”, ont ainsi affirmé les évêques de France.

Interrogé sur le déplacement des parlementaires français à Damas, un responsable du Vatican a noté que le pape François soutenait “tout ce qui peut favoriser le dialogue pour la paix”. Mais “cela doit avoir lieu plutôt au niveau des organisations internationales, et non pas être le fait de quelques parlementaires isolés”, a-t-il ajouté en demandant l’anonymat.

Source: AFP

 

Pour la Coupe du monde 2022, Blatter veut la finale au plus tard le 18 décembre

Quelques jours après que le groupe de travail de la FIFA a préconisé de mettre la finale de la Coupe du monde au 23 décembre, Sepp Blatter a opposé une fin de non-recevoir à l’hypothèse.
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“Le Mondial 2022 ne durera pas jusqu’au 23 décembre, c’est un non définitif”, a affirmé le patron de la FIFA. Sepp Blatter, qui s’exprimait en marge d’une réunion de l’International Board (IFAB) à Belfast, a ensuite précisé sa pensée.

” Nous devrons nous arrêter le 18 décembre au plus tard”

Cette annonce intervient alors que les Ligues européennes sont vent debout contre les recommandations du groupe de travail de la FIFA. Celui-ci a préconisé d’organiser le tournoi de fin novembre à fin décembre pour éviter les chaleurs étouffantes de l’été et ne pas coïncider avec les JO d’hiver, avec un match d’ouverture le 26 novembre et une finale le 23 décembre.

La décision finale sera prise lors du Comité exécutif de la FIFA, les 19 et 20 mars à Zurich.

Blatter “ne voit pas pourquoi” il y aurait des compensations

La tenue de la finale du Mondial-2022 au plus tard le 18 décembre permettrait de ne pas empiéter sur le Boxing Day (26 décembre), date phare du calendrier de la Premier League en Angleterre.

Interrogé sur l’opposition des clubs européens et la demande de “dédommagements” financiers formulée par Karl-Heinz Rummenigge, patron de l’Association européenne des clubs (ECA), Blatter a répondu: “Je ne vois pas pourquoi ils devraient” toucher des compensations.

C’est un problème dont nous n’avons pas encore discuté en profondeur, a-t-il poursuivi. Mais j’ai été personnellement en contact avec Karl-Heinz Rummenigge avant cette décision pour voir comment une solution pouvait être trouvée”.

Ils ne sont pas contents, mais en ce moment c’est bien de faire du bruit autour de la FIFA et de la Coupe du monde au Qatar. Il y a plus de six ans pour se préparer. Il y aura une solution et tout le monde sera content“, a-t-il conclu.

Source: eurosport.fr

Barkhane : point de situation au 26 février

La force Barkhane poursuit ses opérations quotidiennes visant à entraver la liberté de mouvements des groupes armées terroristes (GAT).

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Dans le fuseau Ouest, une opération quadripartite a été conduite de part et d’autre de la frontière et du fleuve Niger, dans la région dites des « trois frontières » entre le Mali, le Niger et le Burkina-Faso. Lors de cette opération, ces trois pays ont mené avec l’appui de la force Barkhane des actions de reconnaissance et de contrôle de zone visant à réduire le potentiel des groupes armés terroristes qui profitent de ces frontières pour se soustraire à l’action des forces armées. Il s’agissait de la sixième opération conjointe transfrontalière planifiée et conduite par les Etats du G5 Sahel en lien avec la France, illustrant leur capacité à opérer conjointement et à se coordonner à leurs frontières.

Durant l’opération, des représentants de l’Union européenne et de l’Union africaine ont rendu visite au poste de commandement quadripartite à Gao, afin d’être en mesure d’exporter cette synergie dans les initiatives internationales, à l’instar des missions européennes (EUCAP Sahel Mali et  EUTM) ou africaines (Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel – MISAHEL).

Le 21 février, M. Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères et du développement international (MINAEDI), s’est rendu à N’Djaména où il a été accueilli par le général de division Jean-Pierre Palasset, commandant l’opération Barkhane.

Le même jour a eu lieu la cérémonie de fin de formation du 6e GTIA formé par la mission EUTM Mali.

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armées terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

Sources : Etat-major des armées
Droits : Ministère de la Défense

Source: Defense.gouv.fr

Mali : un nouveau projet d’accord remis aux parties

La médiation algérienne aux pourparlers de paix entre gouvernement malien et groupes armés du nord du pays a remis aux parties un nouveau projet d’accord, selon le document consulté vendredi par l’AFP.

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Intitulé “Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger”, ce texte de 30 pages, comprenant trois annexes, est daté du 25 février au soir.

Dans un manifeste souci d’équilibre entre la volonté de souveraineté du gouvernement et les aspirations autonomistes, voire indépendantistes des groupes à dominante touareg, il appelle à “reconstruire l’unité nationale du pays sur des bases novatrices, qui respectent son intégrité territoriale, tiennent compte de sa diversité ethnique et culturelle”.

Il mentionne l’appellation “Azawad”, par laquelle ces groupes désignent cette région, comme “une réalité socio-culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du nord Mali”.

Le projet prévoit l’instauration d’une période intérimaire de 18 à 24 mois dès la signature d’un “accord global et définitif de paix”.

Pendant cette période, une Conférence nationale aura pour mission de mener “un débat approfondi entre les composantes de la nation malienne sur les causes profondes du conflit”, afin d’aboutir à une “Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale”.

Le texte propose la création d’Assemblées régionales élues au suffrage universel direct, dotées de pouvoirs importants, dirigées par un président élu lui aussi directement, ainsi qu’une “plus grande représentation des populations du nord au sein des institutions nationales”.

Le projet dispose qu’à partir de 2018 le gouvernement mette en place un “mécanisme de transfert de 30 % des recettes budgétaires de l’Etat aux collectivités territoriales (…) avec une attention particulière pour les régions du Nord”.

Il porte création d’une Zone de développement du Nord dotée d’une stratégie visant à le “hisser au même niveau que le reste du pays en termes d’indicateurs de développement” dans un délai de 10 à 15 ans.

Cette stratégie serait financée notamment par la communauté internationale, appelée à contribuer “promptement et généreusement” à une Conférence d’appel de fonds.

Sur le plan de la sécurité, le projet prévoit le déploiement progressif d’une armée malienne restructurée, notamment par l’intégration de combattants des mouvements armés du nord, avec des patrouilles mixtes au plus tard deux mois après la signature de l’accord, et la création d’une police territoriale.

Le gouvernement et six groupes armés ont entamé le 16 février à Alger un cinquième round de négociations de paix.

Il s’agit des mouvements rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), du Mouvement arabe de l’Azawad-dissident (MAA-dissident), ainsi que des groupes progouvernementaux MAA, Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et Coordination des Mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).

Source: VOA/AFP

Cameroun: Lutte contre Boko Haram, Moscou apporte son soutien militaire

La Russie a fourni des armes et des équipements auCameroun Rechercher Cameroun pour lutter contre la secte islamisteBoko Haram Rechercher Boko Haram qui s’illustre par des attaques meurtrières et des prises d’otages dans la région septentrionale du pays.

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Des systèmes de dernière génération en matière d’armements notamment la protection aérienne, le système anti-aérien de missiles et de canons, les camions blindés ont été fournis par le gouvernement russe afin d ‘aider les forces armées camerounaises engagées dans la lutte contre Boko Haram.

L’ambassadeur de Russie au Cameroun, Nikolay Ratsiborinskiy qui s’est entretenu avec le président camerounais, Paul Biya avait promis « quelques armements et systèmes les plus sophistiqués de dernière génération ».

Pour rappel , la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a créé le 16 février un fonds d’urgence de 50 milliards de F CFA (76 millions d’euros) destiné auCameroun Rechercher Cameroun et au Tchad, qui combattent Boko Haram.

Source: Koaci.com

Ebola: l’épidémie “n’est pas terminée” au Liberia, prévient Kerry

L’épidémie Ebola n’est “pas terminée” au Liberia même si le nombre d’infections s’est énormément réduit, a prévenu vendredi le secrétaire d’Etat américain John Kerry en recevant la présidente de ce pays d’Afrique de l’Ouest, Ellen Johnson Sirleaf.

 presidente Liberia Ellen Johnson Sirleaf  secretaire Etat americain John Kerry
Les Etats-Unis mettent fin à leur mission militaire au Liberia et Mme Sirleaf est venue à Washington remercier le gouvernement américain et le Congrès pour l’aide de 2,5 milliards de dollars et l’envoi de 2.800 militaires.
Le nombre de “nouveaux cas au Liberia a été réduit de 95%. C’est une information remarquable, une bonne nouvelle (…) Mais à la vérité, tant que l’on continue d’enregistrer de nouvelles infections, même à des niveaux faibles, on ne peut pas déclarer que c’est terminé”, a expliqué John Kerry lors d’une brève conférence de presse au côté de la présidente du Liberia.
“Nous avons toujours un défi même si d’énormes progrès ont été réalisés”, a ajouté le ministre américain des Affaires étrangères.
Mme Sirleaf a une nouvelle fois “remercié le président (Barack) Obama pour l’appel à l’action” qu’il avait lancé, ainsi que “l’administration et le Congrès pour (leur) soutien”.
“Notre peuple est résistant et déterminé. Nous n’allons pas mourir, nous n’allons pas perdre nos vies, nous n’allons pas perdre le bénéfice de ce que nous avons gagné” dans la lutte contre Ebola, a martelé la présidente libérienne, qui doit être reçue à la Maison Blanche par Barack Obama.
Le Liberia, qui totalise officiellement le plus grand nombre de morts (plus de 4.000 sur près de 10.000), est le plus proche de la fin de l’épidémie, grâce notamment à l’aide américaine.
Le président Barack Obama a accordé 2,5 milliards de dollars au Liberia et envoyé à partir de septembre 2.800 militaires, le plus important contingent américain déployé en Afrique de l’Ouest, pour lutter contre Ebola, dont une centaine restera sur place encore quelques mois. Cette aide a permis la construction de centres de traitement et la formation de 1.500 soignants.
Il n’y a actuellement plus qu’un à trois cas de nouvelles infections chaque semaine et la présidente Sirleaf vise la fin de l’épidémie pour avril.
Source: leparisien.fr

Conflit au Mali : Alger presse les deux parties pour signer un accord de paix définitif

La médiation algérienne a rédigé un texte pour un accord de paix au Mali qui a été proposé aux deux parties : le gouvernement malien et la coordination rebelle du nord du pays. Ce texte devrait conclure ces négociations débutées en juillet dernier et qui, pour l’Algérie, n’ont que trop duré.
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Au terme de près de huit mois de négociations, la médiation internationale à Alger conduite par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a finalisé un texte pour un accord de paix au Mali qui a été transmis, ce jeudi, au gouvernement malien et à la coordination des mouvements armés du nord du pays. Un accord définitif devrait être trouvé ce week-end, selon la médiation algérienne qui veut clore ce chapitre ouvert en juillet dernier.

Une décentralisation mais pas de fédéralisation

Ayant abandonné leurs revendications d’indépendance depuis l’accord de Ouagadougou, en 2013, les mouvements rebelles défendaient en premier lieu une autonomie du nord du Mali au moyen d’une fédéralisation de cette région. Ce sont finalement des mesures de décentralisation qui ont été décidées, selon le texte, notamment du point de vue des forces de sécurité qui devront constituer des patrouilles mixtes dans le nord. Un corps de police sous l’autorité de régions sera aussi créé, rapporte El Watan.

Le terme Azawad est finalement inscrit dans cet accord final devant être soumis à validation, au grand dame du gouvernement central. « Les régions du Nord, appelées par certains Azawad » : telle est la formulation qui y est inscrite. L’utilisation de ce terme est reconnue officiellement sans son sens politique.

Accord a minima

Le nord devra aussi redistribuer autour de 30% des recettes budgétaires de l’exploitation minière au nord du pays. C’est un accord à minima qui doit être signé dans les prochaines jours. La dimension politique y est repoussée à une date ultérieure. Le texte stipule sobrement qu’un « débat national » devra être organisé.

Les autorités algériennes ont indiqué se donner trois jours pour convaincre les différentes parties de signer ce texte commun.

vendredi 27 février 2015 / par Frédéric Schneider

Source: Afrik

Une délégation de l’ASECNA en visite en Mauritanie

Une délégation de l’Agence pour la Sécurité de Navigation Aérienne en Afrique et en Madagascar (ASECNA) conduite par Jean François Thiboult, président du conseil d’administration de l’Asecna était arrivée, jeudi soir, à Nouakchott pour une visite de deux jours.

Agence Sécurité Navigation Aérienne Afrique Madagascar asecna mali

La visite entre dans le cadre de préparation de la réunion périodique des ministres des pays membres de cette organisation régionale qui aura lieu à Nouakchott au cours du mois de juillet prochain.

La délégation a été reçue, vendredi, par le premier ministre mauritanien, Yahya Ould Hademine en présence du ministre d’équipement et des transports M. Isselkou Ould Ahmed Izid Bih.

Il est à noter que la Mauritanie est un pays fondateur de cette organisation qui renferme 18 pays et gère 16.000 km² des espaces aériens des pays membres.

Source: alakhbar.info

Ebola: le corridor humanitaire ouvert à Dakar a prouvé son efficacité, selon le PM

Le corridor humanitaire ouvert par le Sénégal pour apporter une aide aux pays touchés par l’épidémie d’Ebola a prouvé son efficacité, a assuré, vendredi à Dakar, le Premier ministre Mahammad Dionne, invitant les acteurs à l’appropriation stricte des mesures conservatoire jusqu’à l’éradication de la maladie.

Mahammad Dionne premier ministre senegal

“La récente visite de la délégation gouvernementale sénégalaise en Sierra-Léone, au Liberia, en Guinée et au Ghana, dans le but d’évaluer l’impact du corridor humanitaire dans ces pays, a confirmé la justesse de la décision du président de la République d’autoriser l’ouverture dudit corridor”, a-t-il dit.

Le Premier ministre procédait à l’inauguration du “Terminal H” situé à la base aérienne Andalla Cissé de Ouakam et destiné au corridor humanitaire. M. Dionne a précisé que “le Sénégal accorde une grande importance au respect des accords internationaux et à la solidarité sous-régionale avec ses moyens et au-delà avec tous les autres pays frères”.

Il a cependant exhorté tous les acteurs “à l’appropriation stricte des mesures conservatoires jusqu’à l’éradication de cette terrible maladie dans cette partie de l’Afrique et du monde. Le concept zéro Ebola doit être un objectif pour tous les acteurs du corridor humanitaire”.

De son côté, le général de division, chef d’état major particulier du chef de l’Etat, Saliou Ndiaye, coordonnateur du corridor, a assuré que toutes les dispositions d’hygiène ont été prises pour garantir la sécurité sanitaire des personnels.

Il a déclaré que “l’objectif qui était visé c’était de mettre en évidence les actions qui ont été entreprises par le Sénégal dans le cadre de la solidarité humaine notamment avec l’avènement malheureux de l’épidémie à virus Ebola dans trois pays de sous-région que sont le Liberia, la Sierra-Léone et la Guinée”.

Il s’agissait également “d’aménager un endroit aseptisé à partir duquel on pouvait garantir la projection d’infrastructures, de ressources humaines dans le cadre de la santé et de l’hygiène à l’endroit de ces pays’’.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, est quant à elle revenue sur les résultats obtenus à travers la réalisation de cette infrastructure.

Elle révèle qu”‘il y a eu près de 167 vols, 700 tonnes de fret et 2.169 personnes qui ont eu à prendre le corridor et les partenaires trouvés dans ces pays ont confié à nos équipes que si ce corridor n’existait pas peut-être que certains pays affectés ne le seraient plus également. C’est dire l’efficacité et l’utilité de ce corridor”.

Selon elle, “il y a une stabilisation et même parfois dans certains pays, une diminution du nombre de personnes infectées. Il y a eu énormément de personnes et de moyens mis à la disposition de ces différents pays”

Source: APS

Côte d’Ivoire: Liste électorale, sept partis de l’opposition dénonce un retard dans le démarrage des audiences foraines

A quelques mois de l’élection présidentielle ivoirienne, une plateforme de septpartis Rechercher partis politiques de l’opposition dénommée la « Troisième voie » annonce les couleurs.
commission electorale independante cote ivoir
A l’occasion d’une rencontre avec la presse les leaders de cette plateforme ont dénoncé leretard Rechercher retard avec lequel démarre lesaudiences Rechercher audiences foraines.

«Théoriquement, six mois avant les élections, nous devons avoir la liste mais c’est seulement maintenant, à huit mois des élections que le gouvernement débute lesaudiences Rechercher audiences foraines. Sommes-nous capables de boucler cette procédure de cartes nationales d’identité sans entacher le processus électoral ? » a déploré le président de Lider, Mamadou Koulibaly.

Tout en exigeant la révision du code électoral ivoirien qui doit être «remis à plat», selon lui, le président de Lider prévient que l’actuel chef de l’Etat ivoirien, candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle de 2015 ne souhaiterait pas organiser les élections présidentielles en octobre 2015, d’où leretard Rechercher retard mis dans ledémarrage Rechercherdémarrage de l’opération desaudiences Rechercher audiences foraines.

«Ouattara viole la règle de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la question des élections qui dit qu’à 6mois élections on ne touche plus à la liste électorale. Si Ouattara veut aller à des élections avec de la triche, qu’il se prépare à faire d’autres prisonniers politiques,» a insisté Mamadou Koulibaly.

Les nouveaux majeurs étant estimés selon lui, à plus de deux millions, l’ex-président de l’assemblée nationale ivoirienne les invite à se précipiter aux points desaudiences Rechercher audiences foraines pour se faire enregistrer sur les listes électorales.

Opposée à l’appel de Daoukro, la Troisième voie estime qu’il fera émerger uneopposition Rechercher opposition politique.

«Nous sommes en très bonne intelligence avec tous ceux qui sont contre l’appel de Daoukro, il émerge uneopposition Rechercheropposition politique électorale, » a soutenu le Président de l’Union pour le développement et des libertés (UDL), Martial Ahipeaud.

Au cours de cette rencontre tous les leaders de la plateforme ont dénoncé le non accès de l’opposition aux médias d’Etat. Il s’agit des responsables de l’UDL, du CRI, du CPR, du PDR, du RPC et de LIDER

Wassimagnon, Abidjan

Source: koaci.com

Zimbabwe: Mugabe admet pour la 1ère fois des erreurs dans la réforme agraire

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a admis pour la première fois des erreurs dans la très controversée réforme agraire des années 2000, marquée par l’éviction violente de milliers de fermiers blancs pour redistribuer la terre à des fermiers noirs sous-équipés et mal formés.

Robert Mugabe president chef etat zimbabwe

“Je pense que les fermes que nous avons données étaient trop grandes. Ils ne peuvent pas les gérer”, a-t-il dit dans une interview enregistrée jeudi soir par la télévision nationale. “Finalement, la plupart d’entre eux ne cultivent qu’un tiers de leurs terres”.

Cet aveu du vieux président, qui vient de fêter ses 91 ans, est une première, alors que le Zimbabwe est passé en dix ans du statut d’exportateur net de produits alimentaires à celui d’importateur. Le pays doit acheter du blé à la Zambie voisine et ailleurs et reçoit de l’aide alimentaire. Certaines populations rurales souffrent de disette.

A l’époque, l’expropriation forcée d’environ 4.000 fermiers blancs et la redistribution des terres, souvent au bénéfice de proches du pouvoir, avait suscité de vives critiques de l’opposition et des pays occidentaux.

Les nouveaux propriétaires ont souvent été incapables de poursuivre l’exploitation, faute de compétences et de capital pour s’équiper.

Mais Mugabe avait toujours mis les mauvaises récoltes sur le dos des changements climatiques et des sanctions européennes contre son pays, qui avaient empêché selon lui le gouvernement d’équiper les agriculteurs.

Le chef de l’Etat a cependant menacé les fermiers noirs de leur retirer leurs terres s’ils les sous-louaient à des agriculteurs blancs, ce qui a été parfois le cas depuis la réforme agraire.

Le syndicat zimbabwéen des agriculteurs blancs dénonce régulièrement le harcèlement de ses adhérents par des gens affirmant travailler pour le gouvernement ou par de hauts responsables de la Zanu-PF, le parti du président Mugabe, qui dirige le pays sans interruption depuis l’indépendance en 1980.

Source: AFP

Ebola : les Etats-Unis bouclent leur mission au Libéria

La mission de l’armée américaine destinée à construire des centres de traitement pour les malades d’Ebola au Liberia s’est officiellement achevée cette semaine, plus tôt que prévu en raison de l’amélioration de la situation sur place.

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La mission des Etats Unis, lancée en octobre dernier et qui a mobilisé quelque 2 800 militaires américains au plus fort de l’épidémie, arrive donc à son terme. D’après des sources proches du dossier, les nombreux militaires américains quitteront le pays petit à petit durant les semaines à venir. Cependant, une centaine de soldats resteront sur place pour garantir des opérations de contrôle.

Les Etats Unis avaient envoyé en urgence ce contingent militaire au Libéria il y a cinq mois pour fournir une aide à la population locale, gravement touchée par la fièvre Ebola. Le virus mortel qui sévit depuis un an, a d’ailleurs fait près de 10 000 morts au Libéria, en Guinée et en Sierra Leone, les trois pays de la région les plus touchés par l’épidémie.

La présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf a, dans ce sens, rendu hommage au gouvernement américain durant sa visite à Washington. Dans son discours devant les sénateurs américains, la présidente libérienne a déclaré que les Etats Unis ont répondu présents et ne se sont pas détournés de son pays.

Ellen Johnson Sirleaf, a par ailleurs présenté ses remerciements au nom de la Guinée et de la Sierra Leone, les deux autres pays de l’Afrique de l’Ouest les plus touchés par l’épidémie de fièvre hémorragique.

Le départ des militaires américains du Libéria est symbolique du succès dans la lutte contre Ebola. Cela envoie en même temps un signal fort, notamment pour les populations locales, fortement touchées par les retombées socio-économiques liées à l’épidémie.

Source: agenceafriquee.com

CPI : un ancien milicien acquitté

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé vendredi en appel l’acquittement du Congolais Mathieu Ngudjolo Chui, qui était accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

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Il était notamment accusé d’avoir dirigé une attaque contre un village dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) en 2003 et d’avoir causé la mort de plus de 200 personnes, dont de nombreux enfants.

La juge Sanji Mmasenono Monageng déclaré à La Haye, aux Pays-Bas que “la chambre d’appel, à la majorité, confirme le jugement d’acquittement et rejette l’appel”.

L’ancien milicien congolais, avait été acquitté en décembre 2012.

Les juges avaient alors estimé que les preuves rassemblées par l’accusation ne permettaient pas d’établir sa culpabilité.

Ngudjolo Chui, 44 ans, devrait dès lors être expulsé vers la RDC.

Il avait demandé l’asile aux Pays-Bas, craignant d’être en danger pour avoir incriminé dans son témoignage le président Joseph Kabila dans l’organisation de sa milice et des crimes commis en 2003.

Source: bbc.co.uk

Boko Haram, l’insurrection sur les terres d’un ancien empire islamique

Les territoires plongés dans la crise par Boko Haram, au sud du Lac Tchad, abritaient auparavant un empire islamique puissant et millénaire…

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Les territoires plongés dans la crise par Boko Haram, au sud du Lac Tchad, abritaient auparavant un empire islamique puissant et millénaire, auquel les insurgés nigérians se sont référés à plusieurs reprises pour donner à leur combat une légitimité historique.

Mais selon plusieurs spécialistes interrogés par l’AFP, cette filiation autoproclamée au prestigieux empire de Kanem-Bornou est inopérante auprès des populations locales, premières victimes des exactions à grande échelle des insurgés.

Si les frontières de l’empire de Kanem-Bornou ont sans cesse fluctué, entre son émergence au IXe siècle et sa chute dans les années 1890, le royaume englobait à son apogée le nord-est du Nigeria, ainsi que des portions des actuels Cameroun, Tchad et Niger.

Boko Haram, qui affirme se battre pour créer un État islamique au Nigeria, a étendu ses attaques au Cameroun et, ces dernières semaines, pour la première fois au Tchad et au Niger.

Les populations les plus touchées par ces violences sont des Kanouri, ethnie qui dirigea l’empire de Kanem-Bornou, implantée dans les quatre pays actuellement visés par Boko Haram.

A plusieurs reprises, selon les spécialistes, Boko Haram a tenté, pour justifier ses attaques sur des cibles qualifiées de “non-islamiques”, de se réclamer de cet empire pré-colonial qui transcendait les frontières dessinées plus tard par les Européens.

Cette référence à l’empire “ne prendra pas du tout” chez les Kanouri, victimes de massacres et d’enlèvements perpétrés par Boko Haram qui a, de ce fait, perdu toute crédibilité, estime le professeur Sidiqque Mohammed, de l’université nigériane Ahmadu Bello.

Les chefs successifs de Boko Haram “n’ont aucun sens de l’histoire”, assène-t-il.

– Le ‘grand empire’ –

Au fil de son histoire, l’empire de Kanem-Bornou s’imposa comme un important centre d’études islamiques attirant des visiteurs arabes venus de loin, de l’autre côté du Sahel, rappelle Vincent Hiribarren, professeur au King’s College de Londres et auteur du livre à paraître: “Une histoire de Borno”.

“C’est quelque chose dont sont très fiers” les Kanouri, qui évoquent souvent “le grand empire” qui puisa dans la dévotion à l’islam sa remarquable cohésion, explique M. Hiribarren.

Autre source de fierté, l’indépendance continue du royaume face à l’avancée du califat voisin fondé par Ousmane Dan Fodio, imam, écrivain et jihadiste vénéré du XIXe siècle.

En bâtissant l’un des plus grands empires d’Afrique de l’Ouest, dont le siège était établi dans la ville de Sokoto, Dan Fodio conquit la plus grande partie du nord de l’actuel Nigeria, ainsi que des territoires dans les pays voisins.

Mais la tentative de renverser Kanem-Bornou fut in fine mise en échec par les forces de l’empire, essentiellement composées de Kanouri.

Selon les spécialistes, cette lutte de pouvoir pèse encore sur les relations, difficiles, entre les Kanouri et les deux autres ethnies majoritaires dans le reste du Nord nigérian, les Haoussa et les Fulani.

Cette rivalité complique un peu plus toute tentative de décryptage de la rhétorique récente de Boko Haram. Dans une vidéo diffusée le 17 février, le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, qui serait lui-même Kanouri, faisait mention de Dan Fodio de façon élogieuse…

– ‘Passé glorieux’ –

Reste que, selon M. Hiribarren et d’autres spécialistes, les références historiques avérées du groupe se portent plus souvent sur l’empire de Kanem-Bornou. Le fondateur de Boko Haram, Mohammed Yusuf, exécuté en 2009 par les forces de sécurité nigérianes, invoquait l’empire dans ses sermons pour justifier le rejet idéologique de l’État nigérian.

“Réappropriation d’un passé glorieux” pour Hiribarren, volonté de s’auréoler d’une “légitimité historique” pour Yan St-Pierre, analyste en sécurité et responsable du groupe de consultants Mosecon.

Mais selon ce dernier, l’insurrection a connu un “déclin idéologique” depuis sa création en 2002 et le recours aux références historiques a probablement des effets limités à présent.

Le mouvement, qui recruta à ses débuts parmi des habitants révoltés par leurs conditions de vie et un sentiment d’abandon par l’État fédéral nigérian, s’est transformé ces cinq dernières années en une rébellion sanglante, ciblant les civils qu’elle prétendait défendre et allant jusqu’à utiliser des jeunes filles pour mener des attaques-suicides.

De même, l’idée que Shekau et ses adjoints lutteraient pour la réhabilitation de l’empire disparu est mise à mal par les multiples tentatives d’élimination de son héritier, Umar Garbai El-Kanemi, actuellement à la tête de l’émirat de Borno et considéré comme le troisième dignitaire islamique le plus important du pays.

Quant aux attaques au Tchad, au Cameroun et au Niger, elles ont, selon M. St-Pierre, plus à voir avec des mesures de rétorsion contre l’engagement de ces pays à combattre l’insurrection aux côtés du Nigeria qu’à la restauration de l’empire.

Pour M. Hiribarren, l’extension du conflit signifie que les insurgés se confrontent un peu plus au vaste réseau des Kanouri, “une communauté culturelle de personnes qui parlent la même langue et faisaient partie du même royaume”.

“Est-ce que Boko Haram tire profit de cette situation? Je n’en suis pas si sûr”, glisse le professeur.

Source: journaldutchad.com

Burkina Faso: Timbuktu reste dans la sélection officielle du Fespaco

Le film Timbuktu sera bien projeté au Fespaco, le festival du film africain à Ouagadougou. Une annonce faite par le ministre de la Culture burkinabè, ce vendredi. La fiction du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako, contrairement aux rumeurs qui circulaient depuis plusieurs jours, reste donc dans la sélection officielle du festival.

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Une rumeur selon laquelle Timbuktu pouvait être déprogrammé du Fespaco pour des « raisons de sécurité » circulait sur Internet depuis plusieurs jours. Une information non vérifiée qui avait suscité de nombreuses réactions.

Le président burkinabè avait même demandé aux organisateurs du Fespaco de maintenir la diffusion du film. Une décision vient d’être annoncée dans ce sens par les autorités du Burkina Faso.

Le long-métrage qui dénonce les exactions commises par les jihadistes dans le nord du Mali avait raflé, la semaine dernière, sept récompenses aux César dont celle du meilleur film.

Source: RFI

14ème Assemblée Générale annuelle de l’International Inner Wheel : Mme la Première Dame à la rescousse pour éclairer le chemin

La Première Dame KEITA Aminata MAIGA a présidé le jeudi dernier au CICB la cérémonie de lancement des travaux de la 14ème Assemblée Générale annuelle de l’International Inner Wheel dont le thème est « Light the path » ou « Eclairez le chemin ».

aminata maiga premiere dame malienne conference inner wheel

Inner Wheel est une association de femmes bénévoles, pour la plupart épouses de Rotariens, qui mettent ensemble leurs efforts pour aider les plus démunis, lutter contre la pauvreté et l’exclusion, soulager les souffrances, etc.

L’International Inner Wheel est l’une des plus importantes organisations féminines de club service dans le monde ; il compte plus de 100.000 membres présents qui se recrutent dans plus de 101 pays regroupés en 3.820 Clubs et 169 Districts.

Le district 909 est composé de 7 pays d’Afrique de l’Ouest francophone : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo. Le Comité 2014-2015 est dirigé par le Mali et son Gouverneur est Mme MALE Fadima SOW.

Les représentantes de tous les pays membres du District 909 étaient présentes à la cérémonie de lancement de cette 14ème Assemblée Générale Annuelle de l’International Inner Wheel que notre pays a l’honneur d’accueillir.

Dans son discours de lancement, Mme KEITA Aminata MAIGA a souhaité la bienvenue en terre malienne à toutes les soeurs Inner Wheel du District 909. Elle a salué leur engagement constant qui permet d’améliorer la qualité de vie des couches les plus vulnérables, en l’occurrence les jeunes filles. Dans un plaidoyer poignant, Mme la Première Dame s’est ainsi adressée à ses sœurs et filles : « Vous avez compris qu’il est urgent d’arracher nos sœurs et nos filles, c’est-à dire les futures mères, des ravages de l’ignorance et de l’obscurantisme.

C’est pourquoi vous avez déployé des efforts pour construire l’école de Dalala située à 150Km de Bamako. C’est une école entièrement dédiée à la scolarisation de la petite fille. Celle-ci pourra y apprendre à lire et à écrire, y acquérir des savoirs et savoir-être, mais aussi des savoir-faire. Mais vous devez aussi initier des stratégies en termes de mesures d’accompagnement afin que celles qui y sont inscrites soient maintenues à l’école le plus longtemps possible.

Elles ne doivent pas être contraintes, un jour, d’abandonner ‘‘La lumière du savoir’’ pour raison de mariage forcé, de grossesse précoce ou, plus fréquemment, parce que les parents ne peuvent plus faire face aux frais de scolarisation. Par ailleurs, vous n’avez de cesse à apporter votre contribution à l’épineuse question de la santé de la reproduction.

A propos, on parle, souvent de SIDA, de paludisme et, évidemment, d’Ébola. Mais un autre mal aussi pernicieux ronge la société. Il s’agit de cette complication obstétricale dénommée fistules, conséquence du mariage précoce. Cette maladie est d’autant plus gênante qu’elle est souvent l’objet d’une interprétation irrationnelle. La malade est très souvent délaissée par ses proches, notamment le mari. Cette marginalisation est d’autant plus handicapante que la fistule est rapidement classée dans la catégorie des malédictions, avec toutes les conséquences qui en découlent. C’est en cela que je salue l’élaboration et l’exécution par Inner Wheel de programmes spécifiques sur les fistules.

Je vous exhorte à poursuivre cette lutte pour éradiquer cette maladie déshonorante. J’en appelle alors à vos partenaires traditionnels pour vous appuyer encore plus dans ce combat qui restaure la dignité de la femme ».

L’épouse du Chef de l’Etat a rappelé que le combat de Inner Wheel est aussi le sien, avant d’inviter ses membres à mettre en pratique au quotidien le thème de cette année « LIGHT THE PATH » qui signifie « ECLAIREZ LE CHEMIN ». Pour elle, ce thème est une à faire un peu plus chaque jour afin d’éclairer le chemin, à savoir le monde des démunis.

Rappelons que le Mali est membre de l’International Inner Wheel avec deux clubs : Bamako Koulouba créé en 1994 et Bamako Amitié créé en novembre 2005.

Les missions de l’organisation internationale sont, entre autres, promouvoir l’amitié entre ses membres, encourager l’idéal de service personnel et stimuler l’entente internationale. La prochaine assemblée générale annuelle se tiendra au Sénégal.

Source: Présidence

Sénégal : “J’ai épousé mon mari parce qu’il m’a donné un bain mystique” (une comptable)

Une comptable a attrait, hier, son époux devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Elle accuse son mari de charlatanisme et d’escroquerie.

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Devant la barre, la dame a expliqué que le mis en cause lui avait donné des bains mystiques. C’est par la suite que, guidée par on ne sait quoi, elle a accepté de l’épouser et ne cessait de lui verser des sommes d’argent. Des sommes qui dépassent 20 millions, mais elle ne détient que les preuves des versements de 8 millions. Elle explique que son mari s’est présentée à elle sous le nom de Cheikh Ibrahima Niasse alors qu’il s’appelle en vérité Baye Couta. La dame demande ainsi sa condamnation pour pratique du charlatanisme et escroquerie et le versement de 17, 750 millions de dommages et intérêts.

Le mari, interrogé, a déclaré qu’il à donné à la comptable un bain mystique pour chasser le mauvais sort. Et que les sommes que son épouse lui a remises sont des prêts pour réaliser quelques-uns de ses projets. Il ajoute que la comptable a agi en connaissance de cause. Il en veut pour preuve le fait qu’elle l’a accompagné voir un marabout pour que leur mariage soit scellé dans les meilleurs conditions, car le père de son épouse n’était d’accord pour cette union. Pour convaincre le juge qu’il n’a rien fait de répréhensible, Baye Couta révèle qu’avec son épouse, ils se sont même rendus ensemble au Maroc.

Après délibération, le juge a finalement relaxé le mari, mais l’a condamné à payer à sa femme la somme de 8 millions.

Par SenewebNews

Source: Seneweb

Madagascar : 14 personnes trouvent la mort dans les inondations

Les pluies diluviennes qui s’abattent à Madagascar ont provoqué jeudi la mort d’au moins 14 personnes à Antananarivo la capitale, selon un communiqué publié ce vendredi par le Bureau régional de gestion des risques et catastrophes (BNGRC). Les services de cette agence annoncent des évacuations en masse pour prévenir des pertes en vies humaines.

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Ce nouveau drame a également fait 24.000 sans-abris, selon le bilan encore provisoire fourni par le BNGRC. Dans son communiqué, cette agence a ajouté que certaines digues placées sur les trois principales rivières qui traversent la capitale malgache ont cédé sous la pression des pluies torrentielles. Les eaux ne sont donc plus canalisées vers la partie basse de la ville. Au moins une cinquantaine de maisons se sont écroulées à la suite de glissement de terrain.

Les autorités municipales envisagent d’ailleurs d’évacuer une bonne partie des quartiers touchés par ces inondations. Le Premier ministre malgache s’est rendu sur les lieux. Il a constaté l’effectivité des opérations de secours initiées depuis les premières heures.

En janvier dernier, la capitale malgache avait été le théâtre des inondations entrainant la chute des maisons notamment sur la plaine d’Antananarivo. Les pluies torrentielles avaient fait 3000 sinistrés, d’après le BNGRC.

Source:  agenceafrique.com