Des données sur les grands de ce monde “fuitent” par erreur

Les données personnelles de 31 chefs d’Etat et de gouvernement ont été transmises par erreur dans un courriel par un employé des services australiens de l’immigration, a révélé lundi le quotidien britannique The Guardian.

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L’impair a été commis par un fonctionnaire du ministère de l’Immigration qui a malencontreusement envoyé les numéros de passeport, le contenu des visas et d’autres informations sur les dirigeants présents au sommet du G20 de Brisbane en novembre dernier.

Parmi eux, The Guardian cite les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine, le Premier ministre britannique, David Cameron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président chinois Xi Jinping. Le président français François Hollande avait également participé à la réunion.

Ce sont au total les données de 31 dirigeants qui ont atterri dans la messagerie électronique d’un responsable d’un comité local d’organisation de la phase finale de la Coupe d’Asie de football, qui s’est tenue en Australie en janvier.

Selon un porte-parole du ministère, “le manquement a été immédiatement signalé au Bureau du commissaire australien à l’Information” chargé de la protection de la vie privée.

“Les données ont été immédiatement effacées par le destinataire (du courrier électronique) et n’ont pas été transmises” à d’autres personnes, a-t-il assuré.

Dans un échange entre le ministère et le commissaire australien à l’Information publié par The Guardian, il est précisé que l’expéditeur du courrier avais “omis de vérifier que la fonction d’autoremplissage de Microsoft Outlook avait entré la bonne adresse dans le champ “destinataire””.

Algérie Basket U16 : la Tunisie et le Mali remportent le tournoi de l’amitié

Les sélections U16 de la Tunisie et le Mali envoient un message avant les phases finales de l’Afrobasket filles et garçons de la catégorie. Le Mali chez les filles et la Tunisie chez les garçons ont remporté les trophées du tournoi de l’amitié organisé par la Fédération algérien de basket du 25 au 29 mars à Alger.

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Le Mali intraitable chez le filles

Faisant office d’ogre chez U 16 féminin, le Mali a fait respecter son statut durant ce tournoi qui servait de rodage pour les sélections de la Zone I de FIBA-Afrique en prélude aux éliminatoires à l’Afrobasket 2015 U16 (9 au 12 avril 2015 au Maroc). Opposée à la Tunisie en finale, la sélection malienne a survolé les débats s’imposant sur le score de 70-26. Le Maroc termine sur la 3e marche du podium après sa victoire sur la sélection algérienne, 29-21.

La Tunisie souffle le trophée à l’Algérie

Battu chez les filles, La Tunisie a retrouvé le sourire chez les garçons. Dans un duel contre l’Algérie, pays hôte de ce tournoi de l’amitié, la Tunisie s’adjuge le trophée au terme d’un match remporté 87-79. Les jeunes Maliens ont terminé à la 3e place après leur victoire, dans la petite finale, sur la Maroc, 67-46.

Le tournoi de l’amitié a regroupé les sélections U16 (Filles/Garçons) de l’Algérie, du Mali, du Maroc et de la Tunisie. Il a permis aux sélections d’affûter leurs gammes avec les éliminatoires de l’Afrobasket de la catégorie.

Les phases finales de l’Afrobasket U16 prévu en juillet 2015 auront lieu à Madagascar pour les filles et au Mali pour les garçons, précise FIBA-Afrique.

Source: africatopsports.com

Nigéria : Buhari vainqueur dans 5 des 8 états dépouillés selon des résultats partiels

Au Nigéria, les résultats du scrutin du 28 mars ont commencé par tomber. Les résultats partiels recueillis cet après-midi donne le candidat de l’opposition, le général Muhammadu Buhari, en avance sur le président Goodluck Jonathan. En attendant d’avoir les résultats complets, sur 08 Etats dont les résultats sont connus, le général l’emporte dans 05.

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Il a entre autre gagné le scrutin dans la capitale Fédérale Abuja. Mais on est encore loin de connaître qui du président Goodluck Jonathan et l’ex général de l’armée nigériane dirigera le pays pour les quatre prochaines années. Les résultats s’annoncent très serrés entre les deux rivaux. Il faut encore attendre d’avoir les résultats des 36 Etats que compte le pays. Pour être élu président, il faudra recueillir non seulement la majorité des votes, mais aussi obtenir le quart des voix dans les 2/3 des 36 Etats. Et il faut ajouter que malgré sa victoire dans 5 des 08 Etats dont les résultats sont connus, Muhammadu Buhari, le candidat de l’Apc est devancé de 20.000 voix par le président Goodluck Jonathan.

Il est à noter quelques mouvements de protestations dans le pays. Notamment à Port-Harcourt où ce lundi, près de deux milles femmes de l’Apc ont dénoncé des fraudes qui seront-elles, auraient été orchestrées par la commission électorale indépendante nigériane (Inec). Leur mouvement a été vite réprimé par les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène.

Source: lanouvelletribune.info

Transition et post transition : Le Burkina Faso dans l’œil du cyclone ?

L’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 a vu le Burkina Faso basculer dans une nouvelle ère dans sa quête du mieux-être des populations. Si la transition politico-sociale dans laquelle le pays est inscrit suscite beaucoup d’espoir, il n’en demeure pas moins que la peur de retomber dans les travers qui ont présidé à l’avènement de cette insurrection subsiste.

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En effet, de l’issue surprenante de la lutte contre la révision de l’article 37 de la constitution à la mise en place des organes de la transition en passant par la signature de la charte qui doit régir la transition, l’on a pu noter des satisfactions et des insuffisances. Si les satisfactions sont à préserver, il y a lieu d’ouvrir l’œil, surtout le bon, sur les insuffisances qui peuvent nous conduire dans l’impasse au terme de la Transition.

Comparaison n’est pas raison mais dans la vague de crises ou de révolutions populaires qui a marqué la vie sociopolitique des pays du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne, il y a lieu de se poser les bonnes questions en tirant des enseignements de l’évolution de ces différents pays. Les cas les plus proches sont la Côté d’Ivoire et le Mali. Si les circonstances des crises ne sont pas forcément identiques, la situation de crise a conduit le Mali à une période de transition qui a abouti sur des élections. C’est presque le même scénario qui semble en cours au Burkina Faso vu que le principal objectif de la transition reste l’organisation d’élections libres et transparentes.

Peut-on se contenter de cette ligne directrice alors que les aspirations de réformes de la société burkinabè sont énormes ? N’y a-t-il pas un réel risque de vouloir confier la satisfaction de cette aspiration à des autorités issues du suffrage universel ? En effet, il y a un risque certain de voir les espoirs et les aspirations déçus avec des reformes taillées sur mesures.

Face à ces préoccupations, notre intention est d’inviter l’ensemble des forces vives de la nation à se ressaisir et entreprendre une initiative commune en vue de l’élaboration d’une seconde charte pour encadrer la nouvelle gouvernance qui présidera aux destinées de la nation au terme de la Transition.
Cette proposition est fondée sur les constats suivants :
-  la charte de la transition a permis de remettre le pays dans un ordre de marche après que les institutions de l’Etat aient été durement ébranlées ;
-  la révision de la constitution qui a été à l’origine de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 semble oublier par la transition ;
-  bien qu’une commission de réconciliation nationale et des reformes soit mise en place pour formuler des propositions devant refonder l’action de l’Etat, il y a nécessité que des gages soient prises pour veiller à la mise en œuvre des différentes propositions à venir ;
-  le risque de voir les nouvelles autorités mettre de côté les conclusions de la CRNR ne sont pas négligeables.

Ne dit-on pas qu’il faut savoir faire des crises des opportunités. L’opportunité est belle pour redessiner les bases d’un Burkina nouveau qui répond aux aspirations du peuple. Une seconde charte permettra :
-  aux partis politiques, d’articuler leur projet de société avec les aspirations réelles des populations. Leur engagement à respecter les orientations de la charte ou pacte national permettra d’envisager un réel suivi de l’action des nouvelles autorités ;
-  aux organisations de la société civile, de jouer un rôle de veille et de contre-pouvoir afin que les engagements vis-à-vis du respect des différentes orientations de cette seconde charte soient respectés.

Les conclusions des travaux de la CRNR pourront enrichir cette charte qui servira de feuille de route pour l’émergence d’un Burkina nouveau. Il faut réellement prendre les dispositions pour que « plus rien ne soit réellement comme de par le passé ».

Le Club Initiatives Citoyennes
cicburkina@gmail.com

Source: lefaso.net

Togo: Fichier électoral: Attente du rapport des experts de l’OIF

Les togolais sont dans l’attente de la conclusion du travail entamé par les experts de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), lequel porte sur la consolidation du fichier électoral. Ce rapport pourrait être dévoilé ce lundi ou dans le courant de cette semaine.

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Le rapport qui est attendu devra fixer les togolais une fois pour toute sur la nouvelle date du 25 avril 2015 qui a été retenue par le gouvernement pour la tenue de la présidentielle 2015.
La date du 25 avril a été suggérée la semaine dernière à Lomé par le Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le ghanéen John Mahama, après consultation des 5 candidats en lice et aussi la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
En attendant le rapport des experts de l’OIF, rappelons que l’analyse préliminaire du fichier électoral de 2013 fait par les experts de CAP 2015 a révélé que le fichier électoral contient plus de 29 000 doublons.
A la suite de l’ANC, le Parti des Togolais (PT) a aussi fait une pareille analyse du fichier électoral et a ressorti que le document contiendrait des imperfections. A ce propos, le président du PT, Alberto Olympio a révélé le 25 mars dernier à Lomé que le fichier 2015 contiendrait près de 17 à 26% de doublons. Il a précisé que le fichier électoral ayant servi aux élections législatives de 2013 en version PDF, fait ressortir 259.735 doublons sur 2.957.018 électeurs, soit environ 8,78%.
Au regard des anomalies évoquées sur le fichier électoral par l’opposition, les experts de l’OIF feront connaitre le résultat de leur consolidation du fichier électoral et les togolais apprécieront. Toutefois pour certains observateurs, la durée de 10 jours donnée pour évaluer la fiabilité du fichier électoral togolais est courte pour accomplir un travail qui pourrait satisfaire toutes les parties engagées dans le processus électoral.
Mensah, Lomé
Source:  koaci.com

Yaya Touré réfléchit à son avenir en équipe nationale

Le milieu de terrain de Manchester City, l’ivoirien Yaya Toure, affirme qu’il prendra une décision cette semaine sur son avenir en équipe nationale.

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Yaya Touré a été le capitaine des Eléphants lors de la dernière coupe d’Afrique des Nations qu’ils ont remportée en Guinée Equatoriale.

Il s’agissait de leur premier trophée continental depuis 1992.

Le milieu de terrain, 31 ans, laisse sous-entendre qu’il ne suivra pas nécessairement son frère Kolo qui a mis fin à sa carrière internationale.

“Je pense que mon objectif est atteint,” déclare Yaya Touré à la BBC. “Je voudrais attendre quelques deux jours avant de prendre une décision sur mon avenir.”

Yaya Touré s’exprimait à Abidjan, en marge d’un match amical que les champions d’Afrique venaient de livrer contre l’Ouganda qu’ils ont battu par 2-0.

A l’issue d’un autre match amical, ils ont fait un nul de 1-1 face à la Guinée Equatoriale.

Les deux matches étaient destinés à célébrer la victoire des Eléphants à la Coupe d’Afrique des Nations.

C’était aussi pour permettre à Kolo Touré et au gardien de buts, Boubacar Barry, de faire leurs adieux à l’équipe nationale.

Source: bbc.co.uk

[Reportages] En RCA, deux ans après Bozizé, la difficile reconstruction

En République centrafricaine, deux ans après la chute du président François Bozizé, la situation dans le pays est toujours instable. Un Forum est prévu à Bangui fin avril pour préparer notamment les élections qui doivent avoir lieu dans les prochains mois. Il s’agira de mettre à la transition et engager la Centrafrique dans une nouvelle ère. Mais en attendant, les défis à relever restent nombreux comme RFI a pu le constater à travers une série de reportages.

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  • A Bria, une autorité à restaurer
    Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU se sont rendus ce mercredi 11 mars à Bria, dans l’est de la RCA, une ville dépourvue de tout et tenue par l’ex-Seleka jusqu’il y a un mois. Les responsables onusiens sont venus constater la restauration de l’autorité de l’Etat, encore embryonnaire. Car si aujourd’hui l’administration est de retour, l’ex-Seleka n’est pas vraiment partie. Et tout le monde attend beaucoup de la communauté internationale.
  • Les enfants mobilisés pour la réconciliation
    En Centrafrique, alors que le Forum national de Bangui prévu en avril se prépare, les enfants ont aussi leur mot à dire. Après des consultations organisées dans les provinces (comme pour les adultes) par l’Unicef et les ONG sur le terrain, vingt-huit enfants ont été choisis par leurs pairs pour conduire leur propre forum à Bangui, jeudi et vendredi. Ils doivent ensuite remettre leurs recommandations à la présidente Catherine Samba-Panza et au Conseil national de la transition (CNT).
  • Lutte contre la délinquance à Bangui
    Dans la capitale de Centrafrique, la prolifération des armes lors de la crise a notamment pour conséquence une délinquance endémique. Les braquages, en particulier de véhicules, sont quotidiens. Pour lutter contre ce fléau, les policiers de l’ONU et les forces de sécurité intérieures centrafricaines multiplient les actions communes. Actions ciblées de temps en temps pour arrêter des braqueurs ou saisir des armes, mais le plus souvent il s’agit de checkpoints pour mettre la main sur les véhicules volés.
  • Bangui: la vie quotidienne facilitée par les nouveaux ponts
    A Bangui, deux ponts ont été inaugurés ces dernières semaines. Des ponts métalliques provisoires qui enjambent un canal de drainage, installés l’un par l’Eufor, l’autre par Sangaris. Ces ponts désengorgent une circulation difficile dans le sud de Bangui et simplifient également la vie des riverains.
  • Portrait d’un habitant de Boy-Rab à Bangui
    Le quartier de Boy-Rab dans le nord de Bangui est l’un de ceux qui donne le plus de fil à retordre aux forces internationales ainsi qu’à la police et à la gendarmerie centrafricaine. C’est à Boy-Rab qu’une patrouille française et des hommes armés se sont affrontés pendant plusieurs heures lundi 16 mars. Rencontre avec un habitant de ce quartier rongé par le banditisme.
  • Le retour de la police dans les rues de Bangui
    A Bangui, les commissariats d’arrondissement rouvrent les uns après les autres. Ce vendredi c’est au tour de celui du 3e. Dans cet arrondissement, le commissariat se trouve au cœur du marché du Km5. Et les commerçants attendent de pied ferme l’arrivée des policiers qu’ils accueillent à bras ouverts.
  • Les habitants de Ndélé veulent rompre l’isolement
    Catherine Samba-Panza était à Ndélé dans le nord du pays, ce samedi 21 mars, accompagnée d’une imposante délégation de responsables centrafricains et étrangers. L’occasion pour la présidente de transition en République centrafricaine (RCA) de marquer symboliquement le retour de l’Etat dans cette ville et cette préfecture enclavée, le Bamingui-Bangoran. La visite a été accueillie par des milliers d’habitants, la fête, les chants et la danse. Mais à Ndélé, on manque de tout, et la population espère que cette fois Bangui ne les oubliera pas.

Source: rfi.fr

Les Etats-Unis et la guerre au Yémen

Le Yémen est loin de l’Europe et l’on a tendance à considérer que les bombardements lancés depuis quelques jours par l’aviation saoudienne relèvent de simples mesures anti-terroristes destinées à protéger les frontières du Royaume contre un soulèvement dit Houthi dont on ne sait pas grand chose.

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Mais  ces bombardements, dont les victimes civiles se comptent aujourd’hui par dizaines, n’ont été possibles qu’avec un appui américain très important, sous forme d’un soutien logistique et avec l’utilisation d’appareils fournis par les USA.

De plus, l’Arabie saoudite a mobilisé environ 150.000 hommes et de l’artillerie lourde sur sa frontière avec le Yemen. Elle appelle à la formation d’une coalition internationale incluant notamment l’Egypte et peut-être la Turquie (Cf notre article: Turquie et Arabie saoudite réunies contre l’Iranhttp://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1708&r_id=. Tout laisse penser que contre les rebelles Houthis et les tribus soutenant l’ancien dictateur yéménite Ali Abdullah Saleh ayant pris le contrôle des provinces occidentales, c’est toute l’emprise au Yémen de son alliée l’Amérique que l’ Arabie saoudienne souhaite rétablir.

Les Etats-Unis veulent en effet réinstaller l’ancien président Abd Rabbuh Mansur Hadi qui leur était dévoué et a fui devant les Houthis. Ils veulent aussi récupérer l’usage de la base aérienne d’Al Anad à parti de laquelle ils avaient lancé depuis 2009 des attaques de drones à l’intérieur du Yémen, lesquelles auraient fait plus de 1000 morts. Or cette base venait d’être occupée par les Houthis.

Les Houthis

Mais qui sont les Houthis? Egalement connus sous le nom deJeunes Croyants, il s’agit d’une organisation insurrectionnelle chiite issue du Nord-ouest du Yémen. En conflit avec le gouvernement de la République du Yémen dans le cadre de la Guerre du Yémen (depuis 2001) ils se sont emparés depuis leurs bastions montagnards du nord-ouest d’une grande partie de l’ouest du pays, notamment de l’ancien Yémen du Nord. Le point important est que le mouvement est soutenu par l’Iran chiite et le Hezbollah (organisation chiite du Liban) dans le cadre d’un conflit chiite-sunnite qui s’est développé au Yémen depuis 2014.

Les Houthis se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux à la suite de la réunification du Yémen de 1990. Ils demandent le rétablissement du statut d’autonomie dont ils bénéficiaient avant 1962. Récemment, ils ont pris les armes dans ce but et accumulé les succès. Bien évidemment, le soutien de l’Iran et du Hezbollah chiites inscrit leur action dans les conflits entre chiites et sunnites qui se développent dans tout le Moyen Orient. Il ne peut laisser indifférente l’Arabie saoudite sunnite.

Les intérêts américains

Cependant, ce n’est pas prendre parti dans des querelles religieuses qui intéresse en priorité les Américains au Yémen, mais préserver leurs intérêts. Ceux-ci sont connus depuis longtemps. Ils sont liés au pétrole. Le détroit de Bab el-Mandeb qui au delà du canal de Suez, connecte la Méditerranée et l’océan Indien est situé entre le Yémen sur la péninsule arabique et l’Erythrée-Djibouti à la corne de l’Afrique. Tout le pétrole transitant par voie maritime du Golfe persique vers l’Europe et l’Amérique y passe. Maintenir la route ouverte est indispensable, tant pour les pays du Golfe exportateurs de pétrole que pour leurs alliés américains.

A plusieurs occasions dans le passé, des affrontements entre l’US Nagy et des bâtiments censés venus d’Iran avaient eu lieu. L’installation durable, à la pointe sud-ouest du Yémen, de rebelles Houthis pouvant conduire des opérations suicides dans le détroit, y compris avec l’aide de l’Iran, serait insupportable.

Mais pour parer à ce danger, les Etats-Unis pourraient-ils compter sur l’intervention militaire terrestre des Saoudiens, éventuellement appuyée sur mer par des navires égyptiens. On peut en douter, vu les compétences militaires plus que fragiles dont Riyad s’est doté. Pour neutraliser les Houthis et leurs soutiens supposés venant des autres pays chiites de la région, ils pourraient difficilement éviter le recours soit à des bombardements aéro-navals massifs, soit même à des troupes au sol, complétant les « secret forces » déjà déployées.

Compte tenu cependant des résultats catastrophiques de leurs précédentes interventions, compte-tenu aussi du fait que Barack Obama semble tenir au succès des négociations sur l’atome entreprises avec l’Iran, on imagine mal le recours dans l’immédiat à de telles opérations.

Du côté de l’Iran et en arrière plan de la Russie, peut-on prévoir un appui sérieux aux rebelles Houthis, sans le déclenchement d’une guerre régionale généralisée pouvant déboucher sur une guerre encore plus importante. Sans doute pas.

En fait, l’évolution de la situation, au Yémen comme en Ukraine, dépend de la volonté des néo-conservateurs américains préconisant à nouveau le bombardement de l’Iran (voir Consortium News https://consortiumnews.com/2015/03/16/a-neocon-admits-the-plan-to-bomb-iran/ ) et parallèlement une offensive ukrainienne appuyée par l’Amérique visant Vladimir Poutine lui-même.

Source: mediapart.fr

Élections générales au Nigeria : l’attente fébrile des résultats

Le Nigeria est dans l’attente des résultats définitifs des élections présidentielles et législatives organisées ce week-end.

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Les premiers chiffres partiels indiquent que les deux principaux candidats à la présidence sont au coude-à-coude. D’un côté, il y a le chef de l’Etat sortant Goodluck Jonathan, et de l’autre, Muhammadu Buhari, principal candidat de l’opposition.

En dépit des combats entre l’armée nigériane et les islamistes de Boko Haram dans le nord-est du pays, ces élections se sont globalement bien déroulées, d’après les différents observateurs déployés pour l’occasion.

“Le processus électoral a été marqué par une certaine désorganisation; les opérations ont parfois dû être prolongées, reconnaît Hannah Roberts, responsable adjointe de la mission d’observation de l’Union européenne. Mais d’après nous, il n’y a pas de preuve de manipulations systématiques du processus”.

En tout cas, les résultats sont attendus avec un certaine fébrilité dans ce pays, le plus peuplé d’Afrique. En témoignent les manifestations organisées depuis ce dimanche par l’opposition dans la ville de Port-Harcourt.

Lors des dernières élections, en 2011, des violences avaient opposé des partisans des deux principaux candidats. Des violences qui avaient fait près d’un millier de morts.

Source: euronews.com

Ebola : après trois jours coupés du monde, fin du confinement au Sierra Leone

Après trois jours de confinement, les Sierra-Léonais ont pu reprendre lundi leurs activités normales. La mesure avait été décrétée pour la deuxième fois en six mois par les autorités pour lutter contre une recrudescence d’Ebola.

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Libération après trois jours reclus. Les autorités sierra-léonaises ont annoncé dimanche soir la levée du confinement imposé pendant trois jours à toute la population. La mesure avait pour but de couper les chaînes de transmission du virus Ebola qui a fait plus de 3.700 morts dans leur pays.

L’opération “s’est bien passée et nous sommes heureux”, a déclaré Obi Sesay, membre de la cellule de crise du Centre national de lutte contre Ebola (Nerc). Le bilan officiel des trois jours d’isolement devrait être publié mardi, selon le Nerc. Un premier confinement similaire avait eu lieu en septembre 2014.

Quelques incidents signalés

A l’exception des acteurs de la santé, soit 26.000 volontaires, et des forces de sécurité, les quelque six millions de Sierra-Léonais ont été contraints de rester chez eux depuis vendredi matin et jusqu’à ce dimanche soir, en vertu de cette mesure d’isolement décidée par le président Ernest Bai Koroma.

Des allègements de restriction ont cependant été observés pour quelques heures vendredi, pour permettre aux musulmans – majoritaires dans le pays – de se rendre à la mosquée pour la grande prière hebdomadaire, ainsi que dimanche, pour permettre aux chrétiens d’aller à l’église pour la fête des Rameaux.

D’après le Nerc, l’accent a surtout été mis sur quatre zones représentant les foyers actuels de l’épidémie : la région de l’Ouest, abritant Freetown, la capitale, ainsi que les districts de Port Kolo, Bombali et Kambia (nord), près de la frontière avec la Guinée. Si les opérations des volontaires se sont bien passés, une équipe sanitaire a tout de même été prise par la population de la chefferie de Kaffu Bullom, dans l’ouest du pays, qui refusait qu’un enfant malade soit évacué.

Prochaine étape pour la Sierra-Léone : la rentrée scolaire, maintes fois repoussée, et qui aura officiellement lieu le 14 avril dans les écoles publiques.

Apparue fin décembre 2013 dans le Sud guinéen, l’épidémie actuelle d’Ebola a fait plus de 10.300 morts identifiés sur près de 25.000 cas, pour l’essentiel en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, selon un bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) arrêté au 22 mars.

La Sierra Leone a enregistré a elle seule un peu plus d’un tiers des décès d’Ebola : 3.700 sur 11.800 cas recensés.

Source: france24 avec AFP

CAN 2017: la CAF va lever sa menace de disqualifier la Tunisie

La Confédération africaine de football va lever sa menace de disqualification de l’équipe de Tunisie pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017, ce 31 mars 2015. Les Tunisiens risquaient de ne pas participer à la CAN 2017 s’ils ne s’excusaient pas. Ils avaient accusé la CAF de malhonnêteté après leur élimination en quart de finale de la CAN 2015.

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Sauf grosse surprise, l’équipe de Tunisie va prendre part aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017 dont le tirage au sort aura lieu ce 8 avril au Caire. La Confédération africaine de football (CAF) va en effet lever sa menace de disqualifier les Tunisiens pour la CAN 2017, nous confirme une source à la CAF. Cette décision prendra effet ce 31 mars après une réunion du jury d’appel de la Commission de discipline de la CAF.

L’information a également été transmise par le vice-président de la Fédération tunisienne, Maher Snoussi, à l’Agence France Presse : « Les choses ne sont pas officialisées encore mais suite à ma rencontre avec Issa Hayatou (le président de la CAF, ndlr), pour moi le litige est définitivement réglé. »

Les Tunisiens dos au mur

La CAF reprochait à la FTF ses accusations véhémentes de partialité en faveur du pays hôte de la CAN 2015, suite à l’élimination tunisienne en quart de finale du tournoi. Les Tunisiens avaient été battus 2-1 après prolongation par la Guinée équatoriale, à cause notamment d’un penalty sifflé en faveur des Equato-Guinéens pour un simulacre de faute. Suite aux assauts de la Tunisie, la Confédération avait exigé des excuses sous peine d’exclusion de la CAN 2017. La CAF avait en parallèle suspendu l’arbitre de la rencontre.

La FTF répondu dans un premier temps en refusant de faire amende honorable. Puis elle avait contre-attaqué en saisissant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le TAS, juridiction indépendante basée à Lausanne en Suisse, avait cependant rejeté le premier appel tunisien. L’ultimatum de la CAF arrivait à échéance ce 31 mars et les Tunisiens avaient peu de chance de voir leurs démarches aboutir.

Source: rfi.fr

Etats-Unis: un mort dans une fusillade à l’entrée des locaux de la NSA

Deux hommes ont tenté lundi de forcer avec une voiture l’entrée du QG de l’Agence de sécurité nationale, dans le Maryland. L’un a été tué par les forces de l’ordre, l’autre a été blessé.

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Source: BFMTV

Négociations : l’accord de paix dans l’impasse

Les derniers jours n’ont pas apporté les évolutions attendues par les médiateurs et les signataires du document d’Alger. Pour l’heure la situation n’a pas évolué et la CMA n’a pas donné de signes tangibles quant à sa volonté de signer rapidement.

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Lors du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, le ministre des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, estime désormais que le temps joue contre le processus et que cette situation favorise les groupes terroristes et narcotrafiquants. Pour le ministre, la Coordination doit parapher le document avant la fin avril.

De son côté la CMA, explique qu’on veut lui forcer la main et cacher les problèmes politiques derrière la crise sécuritaire.

Soumaïla Cissé, le leader de l’opposition, se dit quant à lui très inquiet et parle désormais de blocage du processus. La médiation, elle, n’a plus fait de déclaration ces derniers jours. Enfin, la Minusma aborde une semaine délicate. Les résultats de l’enquête sur les manifestations du mois de janvier à Gao devraient être communiqués dans les prochains jours. Ce qui pourraient faire monter la pression contre la mission et par effet de ricochet impacter les efforts diplomatiques en cours .

Alors que le processus des négociations d’Alger est dans l’impasse, l’Union africaine vient de rendre public son rapport sur les pourparlers inter-Maliens. Il a été présenté lors de la 496ème réunion du Conseil de paix et de sécurité en fin de semaine à Addis-Abeba. Si l’Union africaine se « félicite des avancées » dans ces négociations, elle invite en revanche la Coordination des mouvements armés à parapher le projet d’accord de paix du 1er mars dernier à Alger.

Ce rapport de l’Union Africaine est un document de huit pages, qui présente la crise malienne de façon générale, et en particulier le processus de négociations entre Bamako et les groupes armés. L’UA a constaté dans ce rapport, « l’évolution positive » des pourparlers de paix et a félicité le gouvernement malien et la plate-forme d’avoir paraphé le projet d’accord de paix d’Alger.

Le texte, explique l’Union Africaine, est « un document équilibré » qui offre une « opportunité de paix pour trouver une solution négociée et consensuelle à la crise ». Cela, dit-elle, « dans le respect de la souveraineté, de l’unité, de l’intégrité territoriale et du caractère laïc de la République du Mali ».

L’Union Africaine a exhorté la CMA à parapher le projet d’Accord du 1er mars. L’Organisation panafricaine, estime ce paraphe « indispensable pour s’inscrire dans une dynamique de paix et dans l’intérêt supérieur des populations du Nord ».

La communauté internationale a « un rôle essentiel » à jouer dans ce processus. L’Union Africaine et les partenaires internationaux du Mali se disent disposés à assumer ce rôle. L’objectif, explique le rapport, est de « contribuer à améliorer la situation sécuritaire » dans le Sahel, notamment face au défi du terrorisme.

Par Studio Tamani

Source: Studio Tamani

Enquête sur l’attribution de la 3e licence: Apollinaire continue de narguer le Pôle économique

Attendu au Pôle économique depuis novembre 2014 pour s’expliquer sur la sulfureuse affaire de la 3e licence dont il est l’attributaire depuis 2013, Apollinaire Compaoré refuse toujours de se présenter. La dernière convocation remonte à la semaine dernière au moment où l’opérateur économique séjournait encore à Bamako pour faire adhérer des banques à l’installation effective de son projet.
Apollinaire Compaoré operateur economique homme affaire telecommunication telephonie planor
Dans sa mission de moralisation des affaires publiques et d’instruction des crimes et délits en tout genre, le Pôle économique a jugé bon d’enquêter sur l’attribution en 2013 de la 3e licence, qui n’aurait pas observé les règles de la transparence.

L’implication des autorités politico-militaires de la transition a été favorable à Apollinaire Compaoré, qui a été amené à sortir du groupement où il était avec son partenaire Cessé Komé, pour s’adjuger seul à travers sa société Planor-Afrique la licence à 55,5 milliards de F CFA. Un rapport du Bureau du Vérificateur général avait en son temps décrié les conditions d’attribution de la 3e licence en parlant même de favoritisme.

Le Pôle économique s’est alors saisi de l’affaire depuis novembre 2014 pour voir s’il n’y a pas eu de “délit de favoritisme”. Tous ceux qui étaient directement impliqués dans le dossier sont passés devant le commandant de brigade du Pôle économique.

L’ancien ministre de la Postes et des Nouvelles technologies, Bréhima Tolo, a été le premier à répondre à la convocation du lieutenant de gendarmerie Adama Traoré. Ensuite y sont passés des membres de la Commission technique d’attribution (CTA) et même le postulant Cessé Komé éliminé à la dernière minute au profit de son partenaire pour des raisons douteuses.

En séjour à Bamako depuis la semaine dernière où il a rencontré un pool bancaire pour financer l’implantation d’Alpha télécom Mali (Atel-SA la société de commercialisation de la 3e licence), une convocation d’audition a été envoyée à Apollinaire Compaoré par l’intermédiaire d’un inspecteur de police.

L’avocat, Me Baber Gano s’en est saisi en promettant de se présenter avec son client. Mais jusqu’au moment où nous mettions sous presse, ils ne s’étaient pas présentés. M. Compaoré avait esquivé une première convocation en novembre 2014 en se faisant remplacer par son directeur d’Atel-SA en poste à Bamako, oubliant que la responsabilité pénale est individuelle.

Le Pôle économique prend très mal son attitude consistant à le narguer. Puisque la justice a le droit d’amener manu militari un individu qui aura refusé sans motif valable de déférer à sa convocation, cette éventualité guette M. Compaoré. Celui-ci pourra être conduit de force s’il est encore là au cours d’un prochain séjour au Mali devant le chef de brigade de recherche du Pôle économique tant qu’il séjourne à Bamako, le siège principal de sa société.

Abdrahamane Dicko

Source: Les Echos

Mali: La crise au Nord-Mali: Quelles conséquences sur Bamako ?

Depuis plusieurs années le Nord Mali est victime d’une très grande crise sécuritaire. Une crise qui secoue tout le pays. A plus de 1000 kilomètres au Sud, se trouve Bamako la capitale.

Un décor différent du Nord Mali. Avec ces embouteillages à chaque rond-point. Autre différence, la présence effective des autorités administratives, très peu représentées au Nord.

Ici pas d’explosion de mines ou de détonation d’armes lourdes. Pourtant les évènements au nord Mali influent sur la sécurité à Bamako. En démontre l’effectif élevé des vigiles devant les hôtels, ambassades et sites administratif. Mais aussi La tentative d’assassinat en début de semaine contre le général Mohamed Abderrahmane Ould Meydou. Il  a été touché à la jambe et à l’épaule. L’officier supérieur malien était très actif dans les combats contre les groupes armés du Nord en 2012.

Une tentative considérée par plus d’un comme la preuve de l’insécurité grandissante à Bamako. Selon Arouna Diallo, professeur de Géopolitique « il n’y’a pas de doute cette recrudescence de violence est le résultat de la dégradation sécuritaire dans les régions Nord-Mali sur Bamako »

« Bamako est une ville stratégique. De par sa position et son rôle. En plus c’est la capitale économique et administrative. Quand il y a une crise forcément Bamako en pâtit. C’est l’effet domino »,a-t-il poursuivi.

Portes-feuilles

L’instabilité sécuritaire du Mali, pas de quoi séduire les investisseurs. Plusieurs corps d’activités économiques tournent au ralenti. C’est le cas de Mamadou Coulibaly, Chef d’escale dans une société de transport. Il fait régulièrement la navette entre Bamako-Gao.. « Avec les récents affrontements entre les groupes armés,  beaucoup de passagers ont annulé leur voyage vers le Nord. Ils disent ne pas être pas en sécurité. Cela impacte négativement notre business » explique-t-il.

A combien se chiffrent les pertes économiques dues à la crise? Pour répondre à cette question nos  rendez-vous sont restés sans suite au niveau du protocole du ministère de la réconciliation nationale. « Nous ne sommes pas en mesure de vous fournir de chiffres sur les pertes économiques, faute d’enquête à ce sujet. Voyez plutôt au ministère de la solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction des régions du Nord », nous confie un conseiller du ministre au détour de l’escalier.

Même son de cloche au ministère de la solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction des régions du Nord. Pas de réponse.

Fantasme

Les images des affrontements au nord Mali ne sont pas diffusées sur l’ORTM, la chaine nationale de télévision, très regardée à Bamako. Il faut compter sur les chaines étrangères pour ceux qui ont le moyen de s’offrir des décodeurs numériques. Un déficit qui met la population en emphase des réalités du terrain. Ce manque d’information fait germer plus d’une théorie et fantasmes. Du haut de ses 23 ans, Moulay Koukeïna, jeune étudiant en gestion explique « La ville de Gao est considérée comme le centre du monde. C’est pour cela que les Français veulent y installer une base militaire pour contrôler le monde entier. »

Au bord d’une route très bruyante se trouve la boucherie de Soumaila Sangaré. Un kiosque fait de tôle et de bois. Il lit un quotidien d’information pendant que des mouches festoient sur un bout de viande accrochée.« La crise au Nord-Mali est due à la France, c’est elle qui met les maliens les uns contre les autres. » Il y a deux ans, les forces françaises ont été accueillies par des scènes populaires de joie. Les drapeaux Français et Maliens flottaient partout. Aujourd’hui, l’effervescence est retombée d’un cran.

Source :  dune-voices.info

​Au Gabon, quand les gorilles cohabitent avec l’Homme

“Attention, gorilles!”: dans un grand fracas de branchages, trois énormes primates se laissent tomber de leurs arbres. Alertés par une présence intruse, ils n’ont eu besoin que de quelques secondes pour atteindre le sol, et disparaître dans la végétation.

animal sauvage foret gorille singe
Max Hurdebourcq est ravi. “C’est un très bon contact, ils n’ont pas crié, ça veut dire qu’ils n’étaient pas trop inquiets qu’on soit là!”, explique ce photographe passionné, qui vit la moitié de l’année en solitaire, au coeur de la forêt tropicale gabonaise.
Il y a sept ans, ce voyageur français “qui connaissait mal l’Afrique” a presque tout abandonné pour fonder “Bambidie gorilla project”, un programme de préservation du gorille des plaines de l’Ouest, moins connu que son cousin des montagnes qui vit sur les hauteurs d’Afrique de l’Est (Rwanda, Ouganda, RDC).
L’aventure démarre en 2008 avec un projet de reportage sur les exploitations forestières engagées dans l’aménagement durable. Direction Bambidie, dans l’est du Gabon. La Compagnie équatoriale des bois (CEB, du groupe suisse “Precious Woods”) qui l’accueille, vient tout juste d’être auréolée du prestigieux label environnemental Forest Stewardship Council (FSC).
En parcourant cette concession de 600.000 hectares, Max Hurdebourcq se rend vite compte de l’abondance de la faune, qui cohabite tant bien que mal avec l’activité forestière. Il y croise éléphants, buffles, antilopes, chimpanzés… Et gorilles.
“Je me demandais comment ils s’adaptaient au bruit des machines, aux routes qui se construisent au milieu de leur habitat”, dit-il. La question a de quoi se poser, dans un pays recouvert à 80% de forêt, dont une grande partie est morcelée en permis forestiers, en dehors des 11% du territoire classés “parcs nationaux”.
Des années de travail dans des conditions parfois difficiles lui ont permis de mieux comprendre le comportement social et les déplacements de ces primates, dont la survie est menacée par la déforestation et le commerce de viande de brousse.
A force de tâtonnements – et grâce à quelques bons tuyaux de braconniers locaux – Max a fini par se frayer un chemin dans la végétation dense… et découvrir enfin ce qu’il cherchait.
C’est là, dans une clairière tantôt ensoleillée, tantôt inondée par les grandes pluies, que pousse une plante aquatique dont les gorilles raffolent. Du haut d’une petite plateforme hissée dans la canopée, il observe et filme les familles – souvent nombreuses – qui viennent se nourrir.
Le chef de clan, reconnaissable à son “dos argenté”, précède souvent les jeunes mâles et ses femelles, au dos desquelles s’accrochent les plus petits. Au total, leur protecteur a recensé pas moins de neuf groupes d’habitués sur ce site, soit environ 80 gorilles. Avec les images rares qu’il a pu capturer de leur intimité, il a fini par attirer la curiosité de grandes ONG environnementales comme la Wild Life Conservation Society (WCS), qui lui a proposé un appui pour cartographier les sites intéressants et recueillir davantage de données scientifiques.
Son objectif: convaincre les forestiers de la CEB de créer des sanctuaires autour des clairières qui enregistrent une forte affluence de gorilles, pour éviter qu’on vienne y abattre des arbres.  Car c’est là toute la difficulté: concilier l’activité économique rentable avec la protection des gorilles. Avec 600 employés et leurs familles, l’entreprise fait vivre près de 3.000 personnes à Bambidie. C’est l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois de la région. “On ne peut pas mettre toute la forêt en protection, il faut que les gens vivent (…) et les compagnies forestières font vivre une grande quantité de communautés”, explique Philippe Jeanmart, directeur de l’exploitation forestière de Bambidie, lit-on dans une dépêche de l’AFP.
Mais selon lui, “le travail de Max a permis de montrer qu’avec une exploitation bien gérée, on peut maintenir une vie animale et des écosystèmes dans un état qui permette la survie d’espèces très sensibles comme le gorille”.
Reste une autre menace à laquelle sont confrontés les primates: la chasse. Alors pour convaincre les villageois de ne pas les tuer, Max a lancé un programme de sensibilisation dans les écoles implantées dans la concession forestière.
“Certains mangent le gorille, mais souvent, les gens l’abattent parce qu’ils en ont peur. J’essaie de parler aux enfants, de leur montrer à quel point leurs comportements sont parfois proches des nôtres. Nous pouvons cohabiter”.

Source: libe.ma

L’Algérie effectue-t-elle des exercices de cyberdéfense pour prévenir des attaques ?

De nombreux pays mettent en place des dispositifs de défense contre des cyberattaques. En France, aux Etats-Unis et même en Chine, les armées s’entraînent pour repousser toute attaque cybernétique, de plus en plus envisageable dans un monde numérique qui avance à grande vitesse.

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Qu’en est-il en Algérie ? Notre pays s’entraîne-t-il pour faire face à une éventuelle cyberattaque ? L’Algérie œuvre-t-elle à la mise en place d’une cyberdéfense, qui devient une nécessité pour contrer une possible attaque massive qui rendrait inopérants des millions de sites internet, dont ceux d’institutions sensibles comme les centres de gestion des moyens de télécommunications ? Dans la cyberguerre, il n’y a bien entendu ni terroristes encagoulés tapis dans l’ombre ni missiles expédiés en salve depuis un bâtiment de marine. La cyberattaque, telle que décrite par les spécialistes, vise la technologie de cryptage, qui est utilisée par la majorité des serveurs internet. L’Algérie fait partie des pays les plus vulnérables en matière de sécurité informatique. Selon le dernier rapport annuel de Symantec, l’Algérie se trouve à la cinquième place des pays africains les plus exposés au risque de sécurité sur Internet. Elle surclasse certes de grands pays comme l’Afrique du Sud et l’Egypte. Mais elle reste autant vulnérable que d’autres Etats comme le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Cameroun ou encore le Nigeria et la Mauritanie, indique ce rapport analysant le risque sécuritaire sur Internet durant l’année 2012. Dans le même document, il est fait état du classement mondial de l’Algérie, passant de la 13e place en 2011 à la 61e place en 2012. Cette légère amélioration s’explique en partie par l’utilisation non massive de l’internet et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les principales cibles des cybercriminels sont les entreprises de taille moyenne. Le rapport de Symantec, leader mondial dans le développement des solutions de sécurité et de protection contre les attaques sur Internet, précise que les sociétés de plus de 250 salariés sont les plus menacées. Le nombre d’attaques ciblant ce type d’entreprises a triplé de 2011 à 2012. Une augmentation qui est directement liée à leurs activités lucratives. Les cybercriminels visent également les chaînes logistiques et les écosystèmes de sous-traitants pour accéder aux informations sensibles des grandes entreprises et à une propriété intellectuelle à forte valeur. Depuis 2012, les attaques sur mobile ont augmenté de 58%. Plus de la moitié de ces attaques (32%) visent à collecter des données telles que des adresses électroniques et des numéros de téléphone. Pour les experts, l’approche choisie par le gouvernement algérien est «dangereuse», car elle maintient le pays dans sa vulnérabilité face aux cyberattaques aux conséquences économiques qui peuvent être désastreuses. Des experts algériens avaient mis en garde, en 2013, contre cette approche qu’ils qualifient de «défensive», appelant les pouvoirs publics à passer à l’offensive à travers la mise en place d’un collège d’experts pour élaborer une stratégie de lutte contre de telles attaques. Selon eux, l’approche «offensive» consiste en la création de cercles d’experts en la matière, en sensibilisant et en alertant les différents organismes dès l’apparition d’une nouvelle menace ou d’un nouveau virus. D’autant que l’Algérie avait déployé des efforts pour lutter contre le terrorisme en promulguant des lois qui n’existaient pas avant 1990.
Sonia Baker

Source: algeriepatriotique.com

Miss New York est Marocaine

Chaque année, les différents états des Etats-Unis organisent des concours de Miss. L’Etat de New York, l’un des plus importants, sera représenté par une Marocaine, Iman Oubou.

 Iman Oubou miss new york etats unis usa

Cette année, L’Etat de New York est parti chercher sa belle miss du côté marocain. En effet, l’Etat sera représenté par une Miss marocaine. Il s’agit d’Iman Oubou, qui vivait dans le Colorado, rapporte Morocco World News, et a déménagé pour New York il y a près d’un an.

Ce n’est pas une vraiment une première pour cette jeune Marocaine de 26 ans. Elle a en effet déjà gagné le concours de Miss Colorado en mars 2012. Cette année, elle représentera donc l’Etat de New York lors de la reconstitution historique de la déclaration d’Indépendance des Etats-Unis.

Iman Oubou

En 2006, Iman et sa famille emménagent dans le Colorado. En 2011, elle obtient une licence en biologie et biochimie moléculaire et son Master en ingénierie biomédicale deux ans plus tard. Au sein de sa ville, elle tente de combattre les stéréotypes selon lesquels le Maroc ne serait qu’un pays exotique, dont la seule ressource serait le tourisme.

De plus, elle partage son savoir à travers des missions humanitaires en Afrique. La langue ne lui pose pas de problème, puisqu’elle maîtrise l’anglais, l’arabe, le français et l’espagnol.

Source: yabiladi.com

YÉMEN:POURQUOI L’ARABIE SAOUDITE DIRIGE LA COALITION DE PAYS ARABES

Une intervention militaire conduite par l’Arabie saoudite a été lancée jeudi au Yémen pour venir en aide au président de ce pays et empêcher  le mouvement chiite houthi pro iranien de prendre le contrôle du pays.

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Conduits par l’Arabie saoudite avec le soutien des États-Unis pour le renseignement, plusieurs pays arabes sont intervenus militairement au Yemen dans la nuit du mercredi 25 mars  au   jeudi 26 mars 2015 à la demande du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi. Dix pays  ont participé à cette opération militaire qui vise à défendre le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi face aux avancées des rebelles chiites Houthis soutenus par l’Iran. Alors réfugié à Aden, la grande ville du sud, depuis plusieurs semaines, le président yéménite a finalement été évacué hors du pays le mercredi 25 mars 2015. Cette coalition regroupe l’Arabie saoudite et des pays alliés qui sont du Moyen-Orient et d’Afrique : l’Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, le Qatar,  les Emirats arabes unis, l’Egypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et le Maroc.

 

Chasser les milices rebelles chiites Houthis

 

Dans le cadre de cette  opération baptisée «Tempête décisive», l’Arabie saoudite a mobilisé 10 avions de combat tandis que les Emirats arabes unis en ont engagé 30, Bahreïn et Koweït 15 chacun et le Qatar 10, selon  la chaîne de télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya.  Les Etats-Unis ont annoncé fournir un soutien en logistique et en renseignement à cette coalition. Aucune implication de pays européens pour le moment. Le risque d’une guerre civile et religieuse est grand. Qualifiant l’intervention  militaire  de «démarche dangereuse», l’Iran a dénoncé cette intervention. De Washington,  l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis Adel al-Jubeir a indiqué que  l’opération militaire «vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi de prendre le contrôle du pays».

Il s’agit, à travers les frappes aériennes, de faire reculer et même de chasser les milices rebelles chiites Houthis qui, depuis plusieurs mois, ont pris le contrôle de plusieurs grandes villes du Yémen, dont la capitale, Sanaa. Les Houthis combattent avec des unités de l’armée yéménite fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, contraint  en 2012 au départ après 33 ans au pouvoir. L’opération a commencé par des frappes aériennes sur des positions tenues par les Houthis,  à Sanaa, où il y a une douzaine de  victimes civiles. Des forces loyales au président Yéménite ont repris jeudi dernier le contrôle l’aéroport d’Aden. Le Yémen connait une crise  politique qui a pris une autre tournure en  septembre 2014, quand les Houthis ont foulé sol de la capitale du Yémen.

 

«Guerre froide» Arabie saoudite-Iran

 

Ils  contestent le pouvoir du président Hadi et dénoncent  un projet de Constitution sur un Etat fédéral qui pourrait priver leur fief, situé dans le nord, d’un accès à la mer. L’aviation saoudienne a sécurisé l’espace aérien yéménite et  s’attellerait à mettre en place une large zone d’exclusion aérienne : «Vous avez une milice qui contrôle ou pourrait contrôler des missiles balistiques, des armes lourdes et une force aérienne. Je ne me rappelle aucune autre situation dans l’histoire où une milice dispose d’une force aérienne. (…) C’est donc une situation très dangereuse», a déclaré l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis Adel al-Jubeir.   Entre le nord dominé par les Houthis et le sud par les pro-Hadi, le Yémen est en réalité le théâtre d’une «guerre froide» qui ne dit pas son nom  entre l’Iran chiite et le royaume saoudien sunnite.

Une guerre basée aussi sur des intérêts géostratégiques. Le pétrole et la position géographique stratégique du Yémen intéresse l’Iran .Sans oublier les actions du réseau sunnite Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Le groupe jihadiste Etat islamique, qui sévit dans plusieurs pays arabes, notamment en Irak et en Syrie, a revendiqué sa première attaque au Yémen qui a récemment fait plus de 140 morts dans des mosquées à Sanaa. Les frappes aériennes sur des positions tenues par les Houthis se sont poursuivis vendredi et durant le week-end. Selon le porte-parole de la coalition : «les frappes vont continuer  jusqu’à ce que les objectifs soient atteints». Le chef des rebelles Houthis a demandé à ses hommes de résister à l’intervention militaire.

Edmond Kamguia K.

Source: lanouvelleexpression.info

Obama en juillet au Kenya, terre natale de son père

Le président américain Barack Obama se rendra en juillet au Kenya, terre natale de son père, pour sa première visite dans ce pays depuis son arrivée à la Maison Blanche en 2009.

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M. Obama, né aux Etats-Unis d’une mère américaine et d’un père kényan, participera au « Sommet mondial de l’entrepreneuriat » et aura une série d’entretiens bilatéraux, a annoncé lundi l’exécutif américain. Il rencontrera en particulier son homologue kényan Uhuru Kenyatta, a indiqué un responsable de la Maison Blanche sous couvert d’anonymat.

Interrogé sur d’éventuelles rencontres avec les membres de sa famille vivant au Kenya, la Maison Blanche a indiqué que le déroulement exact de ce déplacement n’avait pas encore été arrêté.

Lors de sa première grande tournée en Afrique subsaharienne en juillet 2013, M. Obama s’était rendu en Tanzanie, au Sénégal et en Afrique du Sud mais pas au Kenya. Il avait jugé alors que ce n’était « pas le bon moment » pour s’y rendre, faisant allusion aux poursuites pour crimes contre l’humanité engagées contre le président Kenyatta pour son rôle présumé dans les violences post-électorales de 2007.

En décembre 2014, la Cour pénale internationale (CPI) a cependant renoncé à poursuivre ce dernier. La procureure Fatou Bensouda avait alors dénoncé une « série d’obstacles majeurs » à son enquête, évoquant de « vastes initiatives concertées pour harceler, intimider et menacer » les témoins. Les violences post-électorales de fin 2007 et début 2008 au Kenya avaient fait plus de 1.000 morts.

Source: Belga

Le Nigeria attend de connaître son prochain président

Les Nigérians, qui ont voté en masse et calmement ce week-end, attendent ce lundi le résultat d’une présidentielle très disputée, au déroulement globalement satisfaisant mais sur laquelle planent des menaces d’interférences politiques délibérées, selon les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

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En marge des négociations sur le programme nucléaire iranien à Lausanne (Suisse), le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le secrétaire au Foreign Office britannique Philip Hammond ont estimé qu’il n’y a pas eu pour le moment de manipulation systématique du processus électoral au Nigeria, mais se sont inquiétés d’indications inquiétantes que le processus de rassemblement des votes – pour être comptés – peut être sujet à des interférences politiques délibérées.

Ces craintes sont sans fondement et il n’y aucune preuve d’interférence politique, a rétorqué très rapidement la Commission électorale indépendante (Inec) du Nigeria.

Face aux risques de violences postélectorales, l’Union africaine (UA) a appelé, dans un communiqué, à recourir aux moyens légaux existants au cas où il y aurait contestation des résultats de ces élections, qui ont, selon elle, respecté les principes continentaux des élections démocratiques.

La présidentielle, la plus serrée depuis la fin des dictatures militaires en 1999, oppose le président sortant Goodluck Jonathan, 57 ans, à Muhammadu Buhari, 72 ans, candidat du Congrès progressiste (APC) rassemblant une large partie de l’opposition.

Environ 69 millions des 173 millions d’habitants du Nigeria ont voté pour élire, outre le président, les 109 sénateurs et les 360 députés du pays le plus peuplé d’Afrique, premier producteur de pétrole et première puissance économique du continent.

Pour la première fois, les électeurs étaient identifiés par des lecteurs d’empreintes digitales, censés prévenir les fraudes des scrutins précédents. Les Nigérians se sont mobilisés massivement pour voter samedi. Mais 348 bureaux, sur 150.000, ont dû rouvrir dimanche à cause de problèmes de machines biométriques ou d’acheminement du matériel électoral, selon l’Inec.

Pour l’UA, les processus d’accréditation (identification biométrique des électeurs), de vote et de comptage (des bulletins) ont généralement été transparents.

Un satisfecit également exprimé par l’ONG nigériane Transition Monitoring Group (TMG), ainsi que par l’Institut démocratique national (NDI), basé à Washington.

Nous espérons pouvoir déclarer (les résultats) dans les 48 heures suivant la fermeture des bureaux samedi soir, et même avant, avait affirmé dimanche le président de l’Inec, Attahiru Jega.

Violences postélectorales

Des violences sont redoutées à l’annonce des résultats, comme lors de la présidentielle de 2011 où près d’un millier de personnes avaient été tuées.

De premiers incidents se sont produits dimanche à Port-Harcourt, la capitale de l’Etat-clé pétrolifère de Rivers (sud): des milliers de partisans de l’APC ont convergé vers les bureaux locaux de l’Inec, qu’ils accusent d’avoir falsifié le scrutin au profit du parti présidentiel PDP.

Lundi matin, 2.000 militantes de l’APC, réunies à nouveau devant l’Inec à Port-Harcourt pour réclamer la tenue de nouvelles élections, ont été dispersées à coup de gaz lacrymogène. L’ONG sud-africaine Pan African Women Projects, présente à Port-Harcourt, a dit à l’AFP avoir assisté à la scène et exprimé son indignation face à l’usage de lacrymogènes par les forces de l’ordre.

Le président de l’Inec Attahiru Jega a promis qu’il examinerait toutes les plaintes, poursuivant son objectif de mener à son terme un scrutin libre, juste et crédible, dans le calme. Nous demandons à tous les Nigérians de rester calmes en attendant les résultats, a-t-il dit.

A Kaduna, grande ville du centre du Nigeria submergée par les violences entre chrétiens et musulmans en 2011, les gens ont peur, confie une commerçante, Elizabeth Anthony. A l’époque, plusieurs centaines de chrétiens avaient été tués après que le candidat musulman, l’ex-général Muhammadu Buhari, eut été déclaré perdant face au chrétien Goodluck Jonathan.

Dimanche durant le dépouillement, les deux camps clamaient déjà sur les réseaux sociaux avoir remporté telle ou telle circonscription.

Il ne doit y avoir aucune entourloupe, a prévenu Lai Mohammed, le porte-parole de l’APC.

Dans le Nord-Est où sévit le groupe islamiste Boko Haram, l’armée nigériane a lancé dimanche des frappes aériennes et une opération terrestre contre des insurgés aux abords de la ville de Bauchi. Dans la soirée, un couvre-feu illimité a été instauré à Bauchi et dans deux autres districts de l’Etat.

Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait promis de perturber le scrutin. Ses combattants ont lancé plusieurs raids meurtriers, sans parvenir à empêcher les élections. Le groupe islamiste semble affaibli par l’offensive militaire internationale lancée contre lui depuis février, avec l’appui du Tchad notamment.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a félicité dimanche les Nigérians pour ces élections, qui se sont déroulées largement dans le calme et de manière ordonnée malgré les attaques de Boko Haram. M. Ban a appelé toutes les parties à continuer à rejeter la violence à l’annonce des résultats.

AFP

Source: BBC

Burundi : inondations meurtrières

Au moins 18 personnes ont perdu la vie dimanche soir à une trentaine de kilomètres au sud de Bujumbura dans des glissements de terrain dus aux intempéries.

inondation pluie destruction maison madagascar

Le gouverneur de la province a déclaré lundi que les éboulements sont le résultat d’importantes précipitations sur cette région de l’ouest du Burundi.

Jacques Minani a également déploré l’ampleur du phénomène au cours duquel des coulées de boue et des rochers ont dévalé les collines de la zone et emporté des maisons dans la localité de Rutunga. La ville est située à 35 km au sud de Bujumbura sur les rives du lac Tanganyika.

Une dizaine de personnes sont portées disparues, a-t-il ajouté.

Le président Pierre Nkurunziza qui a visité les lieux ce matin a promis une aide d’ urgence aux sinistrés

Pluies diluviennes

Depuis plusieurs jours, des précipitations très importantes s’abattent sur la zone et ont déjà causé de nombreux dégâts matériels avec plus de 300 maisons détruites ainsi que des ponts, rendant la circulation sur la route qui dessert le sud du pays impraticable.

La correspondante de BBC Afrique au Burundi a indiqué que quatre rivières qui traversent les communes de Muhuta et Bugarama dans la province de Bujumbura sont sorties de leur lit emportant tout sur leur passage, y compris les ponts. De grosses pierres charriées par les eaux forment maintenant des montagnes sur la route empêchant toute circulation.

Selon les témoignages des rescapés, les pluies venant des montagnes de Bujumbura les ont pris par surprise.

L’année dernière, des pluies diluviennes ont aussi provoqué de fortes inondations au Nord de Bujumbura, faisant plus d’une soixantaine de victimes.

Source: BBC

Kenya: des ânes contre la corruption

Des activistes au Kenya ont abandonné en pleine rue de Nairobi des ânes, en guise de protestation contre la corruption.

anes animal domestique rue nairobi kenya

Les bêtes, au nombre de cinq, ont été transformées en panneaux ambulants avec des slogans tels que, « la corruption fait saigner le Kenya ».

Samedi, le président Uhuru Kenyata a suspendu quatre membres de son gouvernement dans l’attente des conclusions d’une enquête sur des malversations financières.

Un cinquième membre du gouvernement s’est aussi mis volontairement à l’écart.

Un correspondant de la BBC à Nairobi indique qu’il est difficile de dire exactement qui a laissé les ânes dans la rue.

Mais notre correspondant précise que le coup d’éclat porte la signature d’un groupe d’activistes qui avait lâché des porcins devant le parlement en 2013.

Ces activistes protestaient contre les mirobolants salaires des députés.

Source: BBC

Islam, discrimination en France et Algérie, les confessions d’Anelka

LE SCAN SPORT – Désormais consultant pour le club algérien NA Hussein Day, l’ancien international s’est fixé une mission : aider le football algérien à grandir.

 Nicolas Anelka joueur footballeur francais

Jeune retraité même s’il n’a toujours pas officialisé son retrait des terrains, Nicolas Anelka va poursuivre une activité dans le football. A 36 ans, l’ancien attaquant du Paris SG a confié ce week-end dans un entretien exclusif accordé à Al Arabiya qu’il serait désormais consultant pour le club NA Hussein Day, à Alger. Un choix qui n’a finalement rien d’étonnant car l’enfant terrible du football français se sent particulièrement proche de ce pays.

«J’ai une affinité avec l’Algérie, parce que j’ai grandi avec beaucoup d’amis algériens en banlieue parisienne. Nous avons beaucoup de choses communes, notamment l’islam», a expliqué le natif du Chesnay qui est revenu sur sa conversion lorsqu’il avait 16 ans: «Au-delà de l’aspect fraternel, ma conversion n’a pas changé ma vie. Je vivais déjà avec les mêmes principes – être juste, avoir des valeurs… J’avais l’habitude de jeûner pendant le ramadan parce que j’admirais les musulmans autour de moi qui jeûnaient. Je me suis converti car j’avais la certitude que l’islam était pour moi. J’ai senti cette relation avec Dieu. J’ai eu la conviction dans mon cœur que c’était ma religion.»

Evoquer la confession musulmane est aussi moyen de dénoncer une certaine discrimination en France. «Les Français d’origine nord-africaine tentent de réussir, mais la société française les maintient en échec. Il y a beaucoup d’obstacles. Par exemple, si vous envoyez un CV avec le mauvais code postal et un nom à consonance musulmane, alors vous ne serez pas considéré et vous n’obtiendrez pas un emploi. C’est seulement en France que vous avez besoin de cacher votre nom et la photo dans l’espoir de trouver du travail. Ce niveau de discrimination est inacceptable», poursuit l’ex-star des Gunners qui a aussi avoué sa passion pour l’histoire entre son pays d’origine et l’Algérie: «Je suis fasciné par l’histoire coloniale entre la France et l’Algérie et j’ai toujours voulu visiter ce pays. C’est un pays qui m’a toujours impressionné.»

En exil, Anelka se sent désormais investi d’une mission, celle d’aider le football algérien dont il compare la philosophie de jeu à celle du Brésil: «J’aimerais mettre en place des académies de coaching en Algérie. Les joueurs algériens ont de grandes qualités, surtout leur jeu technique. Il semble être inné dans le football algérien. C’est vraiment un art. Les Algériens sont au dessus de la moyenne quand il s’agit de la technique, mais il y a des lacunes qui doivent être travaillées. Je veux tout simplement transmettre mes connaissances aux jeunes Algériens et les inspirer», conclut-il.

Source: lefigaro.fr

Connaissez-vous les Touaregs ?

Les Touaregs aiment bien qu’on parle d’eux. Ils réservent toujours un accueil chaleureux aux reporters. «En 1990, une équipe de reporters, dont faisait partie Raymond Depardon, a acquis la confiance des chefs de la rébellion, simplement en faisant des photos.

Touareg chameau nord mali

Cette équipe a passé six mois avec eux, à l’époque où il y avait une forte insurrection. L’équipe de reporters a rapporté des tas de renseignements sur leurs forces, leur stratégie, leurs projets». Ils veulent de l’argent et des armes pour conquérir l’indépendance de l’Azawad. Il y a d’autres groupes moins connus.

La relation que les Touaregs entretiennent avec les rebelles est opportuniste et elle ne devrait pas durer longtemps. Le temps que chacun ait besoin de l’autre, c’est tout.

Les salafistes (Ançardine d’Iyad Ag Ghali et le MUJAO) veulent prendre le pouvoir pour imposer la charia et faire du Mali une République islamique. Mais en réalité les deux partis (Touaregs et rebelles) sont comme l’huile et l’eau. Ils ont l’un pour l’autre une haine ancestrale. Il faut jouer sur ces divergences pour les diviser et les contrôler.

Par Inter De Bamako

Source: Inter De Bamako

Focus: les dessous de la démission du ministre de l’Economie et des Finances Mamadou Igor Diarra

C’est par voie de presse que la démission du ministre de l’Economie et des Finances a été rendue publique. Selon plusieurs sources concordantes, Mamadou Igor Diarra aurait remis sa démission du gouvernement, au Premier ministre Modibo Keita, pour raison d’une fuite de responsabilité du président de la République qui l’avait instruit de nommer Mohamed Ag Hamani comme Président du Conseil d’Administration (PCA) de la BDM-SA.

Mamadou Igor Diarra

L’affaire ayant ébruité, les actionnaires de la banque ont dit niet à une quelconque nomination d’un PCA en la personne de l’ancien Premier ministre d’ATT, Mohamed Ag Hamani.

Des voix se sont élevées et pas des moindres pour dire non à une telle nomination qui n’augure rien de bon pour l’actuel PDG. C’est dans ce climat de suspicion que le président Ibrahim Boubacar Keita a laissé choir son ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra. N’en pouvant plus des mesures impopulaires du président, le ministre choisi de rendre le tablier.

Attendons son retour de Washington pour connaitre la suite ! En ces temps de conjoncture généralisée ce n’est pas facile pour un ministre de démissionner.

Par l’Inter De Bamako

 

Source: Inter De Bamako

13ème conférence nationale de l’ADEMA-PASJ : Baliser le chemin pour rendre le prochain congrès moins houleux

En crise de leadership depuis plusieurs mois et dans la dynamique de tenir bientôt son congrès dit de la refondation, l’ADEMA-PASJ a opté pour un déblayage de terrain avant d’éventuelles empoignades pour le contrôle de la présidence du parti

Il a, dans ce sens, tenu le samedi 28 mars, à la Maison des Aînés, sa 13ème  conférence nationale. Occasion ayant permis au président intérimaire, Pr Tiémoko Sangaré d’appeler les uns et les autres à une plus grande cohésion et à un surpassement de soi pour sauver la ruche et la faire renaître

Trois axes majeurs se sont dégagés de cette rencontre : la réaffirmation du soutien du parti au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, le soutien de l’Accord paraphé le 1er mars dernier à Alger pour la paix au Nord du pays et l’appel à la cohésion pour la tenue du prochain congrès du parti dans l’entente.

Le président intérimaire s’est d’abord penché sur l’actualité nationale marquée par «  la crise sévissant dans la partie septentrionale du pays « . Il a rappelé que ces assises se tiennent au moment où la souveraineté du Mali ne s’exerce pas entièrement sur une partie du territoire national, dans un contexte où de nombreux Maliens sont inquiets face à la crise du nord,   » qui fait peser une menace sérieuse sur l’unité nationale, l’intégrité territoriale, la forme républicaine et laïque de l’Etat. La même inquiétude concerne l’insécurité qui a tendance à se généraliser à travers le pays ».

Parlant du processus de paix d’Alger, Pr Tiémoko Sangaré a reconnu que les acquis sont fragiles, avant d’exhorter toutes les parties prenantes aux négociations au paraphe du document de paix. Il a, en outre, appelé les Maliens à rester vigilants pour  » déjouer toute manœuvre visant à remettre en cause les principes non négociables et sacro-saints de l’intégrité territoriale et de la forme républicaine et laïque de l’Etat du Mali « .

Pour le président intérimaire du PASJ, ces assises permettront d’évaluer le parcours politique récent du parti à travers ses forces et faiblesses en vue d’en tirer toutes les leçons, grâce à des débats féconds et responsables. «  Nous nous devons, notamment, de tirer toutes les leçons des élections générales de 2013, dont les résultats sont loin de refléter l’audience dont bénéficie notre parti auprès des populations »

Les présentes assises, a-t-il ajouté, doivent permettre de baliser la marche vers le 5ème congrès ordinaire du parti prévu les 24 et 25 mai 2015. Cette instance, la plus haute dans le fonctionnement du parti, sera certainement un tournant important pour sa redynamisation voire sa refondation. C’est dans ce sens que les délégués doivent procéder à la relecture des textes fondamentaux du parti pour les adapter au contexte politique et institutionnel actuel. On parle d’une réduction de la taille du comité exécutif, l’organe dirigeant du parti. «  Il me plait de vous inviter à rester confiants dans votre parti et à vous tourner vers l’avenir, ce qui exige de chacun d’entre nous de se surpasser et de donner le meilleur de lui-même pour le renforcement de la cohésion et de l’unité du parti…. La cohésion et l’unité dans l’action doivent rester des valeurs cardinales que nous devons incarner. Mais elles ne nous serviront pas tant que nous n’aurons pas inclu la discipline dans notre fonctionnement au quotidien « , a-t-il exhorté. Avant d’indiquer que d’énormes sacrifices attendent tous les militants du parti de l’abeille afin de lui permettre de se repositionner comme première force sur l’échiquier politique national.  » Il nous faut impérativement renouer avec les valeurs qui ont toujours été à la base des exploits de notre parti « , a conclu le président intérimaire du parti de l’abeille. Ce discours a été suivi de l’intervention des leaders et  représentants des partis invités tels que Modibo Sidibé des FARE, Mountaga Tall du CNID, etc.

Bruno Djito SEGBEDJI

Source: L’Indépendant

Chili: 17 morts, 20 disparus dans les inondations de l’Atacama

Les inondations inhabituelles qui touchent depuis plusieurs jours la région chilienne d’Atacama, où se trouve le désert le plus aride de la planète, ont fait 17 morts et 20 disparus, selon un nouveau bilan officiel diffusé lundi.

inondations Atacama chili

Les corps de trois victimes ont été découverts au cours des dernières heures, alors que les eaux ont noyé plusieurs villages de cette région, située à 800 kilomètres au nord de Santiago. Les intempéries, très inaccoutumées dans cette région désertique, ont également fait 26.000 sinistrés, selon le dernier bilan établi par le Bureau national des urgences (Onemi). Le 5 août 2010, un éboulement souterrain avait pris au piège 32 mineurs chiliens et un bolivien pendant 69 jours, à plus de 600 mètres de profondeur. Ils avaient passé les 17 premiers jours sans le moindre contact avec l’extérieur, dans la pénombre et en rationnant de maigres vivres, avant qu’un contact soit établi avec la surface le 22 août. Une gigantesque opération de sauvetage, d’un montant total de 22 millions de dollars, avait alors été lancée devant les caméras des médias du monde entier.

Source: levif.be

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