Préparatifs de la COP-27: lancement de la caravane « Tambour battant vers la COP-27 »

À quelques semaines de la COP 27, prévue en novembre au Caire (Égypte), l’ONG OXFAM et ses partenaires viennent de lancer une caravane à travers le Mali appelée « Tambour battant vers la COP-27 ». L’objectif de cette initiative est de contribuer à interpeller les responsables internationaux, les communautés et à agir pour relever les défis climatiques en Afrique. Elle vise à aider les groupes de jeunes et de femmes à se faire entendre et encourager les actions d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques.

 

Le lancement national de ladite caravane a eu lieu ce jeudi 29 septembre au Parc National de Bamako au cours d’une cérémonie présidée par la représentante de la Grande muraille verte, Mme Sidibé Zenabou KEÏTA ; en présence du représentant de l’ONG OXFAM, Souleymane M. DOUMBIA.
On notait également la présence des acteurs et parties prenantes travaillant sur les enjeux du changement climatique et de la justice climatique au Mali ; notamment du porte-parole de la coalition, Massa KONÉ, membre de l’UACDDDD ; de la secrétaire exécutive de JVE-Mali, Mme Oumou Modibo KEITA, etc.
À l’issue de cette cérémonie, un effectif d’une cinquantaine de caravaniers composés des membres des différentes organisations a pris le départ hier jeudi à Bamako.
À travers cette caravane, il s’agit pour ses initiateurs de mobiliser les communautés locales, y compris les mouvements de jeunesse, en faveur de la justice climatique ; mettre en évidence les impacts du changement climatique sur les communautés africaines et leur environnement, mettre en évidence les solutions climatiques intégrées à leurs connaissances traditionnelles et locales.
Elle vise à accroître la pression des citoyens africains sur les gouvernements nationaux et sur les négociations internationales lors de la COP-27 afin de mieux prendre en compte leurs réalités, leurs priorités et leurs aspirations ; protester contre la lenteur de l’application effective de l’accord de Paris et exiger le retrait du secteur des terres (forêts et terres agricoles) dans les marchés carbones stipulés dans l’article 6 dudit accord.
Cette caravane vise par ailleurs à défendre la politique du pollueur payeur à travers l’engagement pris par les grandes puissances industrielles émetteurs de gaz à effet de serre à verser l’enveloppe de contribution financière pour le compte des pays moins développés pour réduire leur émission en faveur du changement climatique.
Le représentant de l’ONG OXFAM, Souleymane M. DOUMBIA, a fait savoir que la caravane qui a démarré ce 29 septembre à Bamako se terminera le 6 octobre 2022 à Kangaba sur le site du Kouroukanfouga où sera lue une déclaration sera transmis aux autorités nationales en vue de la COP-27. Au cours de son itinéraire, cette caravane fera des escales à Diéma, à Kayes, à Nossombougou dans la région de Koulikoro, et la ferme agro-écologique de Benkadibougou à Ségou.
Sur le parcours, il est attendu plus de 300 participants composés des populations des communautés rurales, les OSC et mouvements sociaux, les ONG, les universitaires chercheurs, les autorités politiques et administratives, la presse, les étudiants.
La caravane pourra inclure des séries d’activités portant sur la sensibilisation, la formation et la réflexion sur les enjeux liés à l’environnement, au foncier, à l’eau, aux forêts, à la gestion des ressources naturelles, etc.
Par ailleurs, des interpellations seront faites à l’endroit des décideurs sur l’implication des femmes et des jeunes dans la gestion des politiques et stratégies de lutte contre le changement climatique au niveau local, régional et international.
Selon les conférenciers, les aléas climatiques rendent de plus en plus fragiles les communautés, au Mali. Avec 65% de son territoire situé en zone désertique ou semi-désertique, notre pays fait face à de nombreux défis sur le plan de la lutte contre la désertification et entraîne une situation alimentaire précaire au regard de la forte dépendance du secteur primaire (près de 80% de la population active).

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info-Matin