Des écoles incendiées par des terroristes à Diré

La situation des écoles reste préoccupante dans le cercle de Diré, région de Tombouctou. Plusieurs d’entre elles ont été brûlées par des hommes armés non identifiés. Selon des sources locales, la menace jihadiste est l’une des difficultés auxquelles les enseignants sont confrontées dans la zone.

Ces écoles ont été incendiées mardi dernier 8 novembre à Gaïrama et à Bingatane dans la commune urbaine de Diré. Des hommes armés non identifiés sont venus à motos mettre feu aux écoles fondamentales de ces localités. Après leur forfait, ils ont demandé aux enseignants de ne plus revenir dans ces établissements avant de ramener avec eux une moto, rapportent des sources locales. Cependant, aucune perte en vie humaine n’a été constatée dans ces incidents.

Les mêmes sources locales ajoutent que d’autres localités sont ciblées par ces actes des hommes armés dans le cercle de Diré. Cette situation inquiète beaucoup les autorités scolaires, et les parents d’élèves du cercle.

Dans le cercle de Banamba, les directions de l’école de Kawerla et celle de Kolobo ont été brûlées le 03 novembre dernier par des hommes armés non identifiés. Ces écoles avaient été fermées le 18 octobre 2022 par ces mêmes individus.

A Nara, des écoles rouvertes, mais la menace jihadiste reste réelle

Pendant ce temps, la situation est un peu réjouissante dans la région de Nara. Le directeur de l’académie d’enseignement de la région, Abdou Haidara, affirme que « plus de 64 écoles fermées ont été rouvertes cette année et des efforts sont en cours pour rouvrir celles récemment fermées à cause de l’insécurité ». Il précise que ces écoles ont été rouvertes dans les communes de Dilly, Korongo, Gueniebé ,Allahina, Dogofry et Dabo,

Malgré ces efforts, certaines écoles restent fermées dans les communes de Guiré, Ouagadou et Niamana. Selon le bureau régional du Syndicat national de l’éducation de base, les enseignants de ces localités et ceux des villages environnants sont fréquemment menacés par les groupes armés terroristes. Kalilou Traore, secrétaire général du SNEB de Nara indique que les djihadistes les ont sommés de purement et simplement déguerpir les lieux. Tout en les disant que “leur vie est en danger, s’ils les trouvent ici la prochaine fois”

Il faut noter qu’en plus de l’insécurité, de nombreuses autres écoles sont fermées à Nara par manque d’enseignants. C’est le cas de l’école de M’bordati,Kebane,Tirou et Niourdi.

Studio Tamani