La France reste un ennemi redoutable contre le Mali

Depuis le coup d’Etat du 18 août 2020, un bras de fer sans précédent s’est installé entre les autorités maliennes et celles de la France.

De la demande de départ de l’opération Barkhane au discours du ministre des Affaires étrangères du Mali, lors du Forum de Dakar du mois dernier, beaucoup d’eau a coulé sous le pont.

Si pour certains observateurs la tension a baissé, d’autres pensent que le pays colonisateur a seulement changé de fusil d’épaule. Pour bon nombre de Maliens, la France ayant échoué sur le plan militaire, au plan de la communication classique et de l’intimidation, elle active de nos jours ses cellules dites dormantes au Mali.

Prenons l’exemple sur la polémique autour de la vie chère. La France, à travers ses réseaux installés au Mali, fait croire aux Maliens que la cherté de la vie ne concerne que le Mali pour les faire révolter. Alors qu’en réalité, cette cherté de la vie est générale.

Personne ne peut nier qu’aujourd’hui les prix des denrées de première nécessité ont augmenté. Cela n’est point l’apanage du Mali. Mais, à en croire la France et ses « laquais », il s’agit d’une situation spécifique au Mali qui traduirait l’incompétence de ses autorités.

Autres faits qui démontrent que la France a simplement changé de fusil d’épaule, pour mieux nous diviser, il s’agit des rapports successifs sur les forces armées maliennes souvent accusées par des organisations de défense des droits de l’homme. Ces organisations qui sont très souvent soupçonnées d’avoir à leur tête des hommes et femmes que certains qualifient même d’agents au service de l’Etat français.

Ces différents rapports qui ne font souvent ni chaud ni froid à nos autorités ont pour seul objectif de ternir l’image de notre vaillante armée et éventuellement pouvoir un jour traîner les autorités militaires devant les tribunaux internationaux. Comme ce fut le cas dans d’autres pays d’Afrique à l’instar de la Côte d’Ivoire avec Laurent Gbagbo.

Pour cela, elle met au travail ses médias de propagande qui font des interviews avec des responsables de ces organisations pour ensuite les passer en boucle dans leurs différentes éditions. Il y a aussi la dernière polémique, née de la vidéo d’un mécréant qui s’en prend aux religions monothéistes et particulièrement à la religion musulmane. Cette sortie n’exclut en aucun cas à mon avis la main invisible de la France car comme on le dit : « à la guerre comme à la guerre ».

Sinon, à mon avis, comment comprendre qu’un soi-disant kamite ait le courage de sortir en cette période de Malikura pour s’attaquer de façon frontale à la religion musulmane ? S’attaquer à la religion majoritaire équivaudrait à s’attendre à une vive contestation et, à mon avis, la France pensait profiter de cette situation pour semer le chaos. Cela ne marchera pas.

Aujourd’hui, plus que jamais, les Maliens doivent comprendre qu’on fait face à un ennemi plus redoutable que jamais. Car le cas Mali pourrait compromettre l’avenir de la France dans les autres pays qu’elle a colonisés (Burkina, Guinée, Tchad, Niger, etc.). Wasalam et c’est mon avis !

Bounounkoka/

Source : La Différence HEBDO